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Trump refuse de se rendre au Royaume-Uni, de peur de manifestations hostiles

Donald Trump participe à un débat sponsorisé par Fox News au Fox Theatre, le 3 mars 2016.

Donald Trump participe à un débat sponsorisé par Fox News au Fox Theatre, le 3 mars 2016. - CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le président des Etats-Unis a récemment confié au téléphone à la première ministre britannique, Theresa May, qu'il n'honorerait pas son engagement tant qu'il ne serait pas assuré que les Britanniques ne manifesteraient pas en masse contre lui.

Le 27 janvier dernier, sept jours seulement après l'investiture de Donald Trump en tant que président des Etats-Unis, Theresa May, reçue à Washington, assurait avoir transmis une invitation royale à venir visiter le territoire britannique à Donald Trump et ajoutait que ce dernier l'avait acceptée. Selon le Guardian, ce voyage n'aura pas lieu jusqu'à nouvel ordre. Le quotidien révèle ce dimanche que lors d'une récente conversation téléphonique, le chef d'Etat américain a expliqué qu'il ne se rendrait pas au Royaume-Uni s'il devait y craindre des manifestations massives pour protester contre sa venue. La déclaration a surpris la cheffe du gouvernement de sa Majesté. Cette condition a en tous cas eu pour résultat de repousser sine die la visite diplomatique de Donald Trump. 

Incidents diplomatiques en série

L'imbroglio autour de ce voyage prolonge les problèmes diplomatiques de la nouvelle administration, notamment vis-à-vis du Royaume-Uni. Par exemple, si Donald Trump a arrêté son choix sur Woody Johnson, homme d'affaires et propriétaire de l'équipe de football américain des Jets de New York, comme ambassadeur américain au Royaume-Uni. Il n'a cependant toujours pas soumis son nom au Sénat pour approbation.

Pendant ce temps, Lewis Lukens, actuel représentant des Etats-Unis sur l'île, lui a imposé un camouflet en louant l'action du maire de Londres Sadiq Khan lors des attentats londoniens. Cet hommage suivait de peu les critiques de Donald Trump qui accusait Sadiq Khan d'avoir dit qu'il ne fallait "pas s'alarmer" devant le terrorisme. Le maire avait en fait déclaré qu'il ne fallait pas s'alarmer du renforcement de patrouilles de police armées dans les rues de la ville. Après avoir entendu ces éléments d'explication, Donald Trump avait évoqué une "excuse pathétique". 

Sadiq Khan avait alors demandé à son gouvernement d'annuler la visite de Donald Trump. Et ça tombe bien, donc, puisque, par la volonté de l'invité, aucune date n'était à l'horizon. Le leader travailliste Jeremy Corbyn, récemment conforté par les bons résultats de son parti lors d'élections générales toutefois remportées par les conservateurs, verrait lui aussi d'un mauvais oeil la venue de Donald Trump:

"L'annulation de la visite diplomatique du président Trump est la bienvenue, surtout après son attaque contre le maire de Londres et son retrait de l'accord de Paris sur le climat", a-t-il tweeté ce dimanche. 

Robin Verner