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Toulouse: 2 otages libérés, nouveau coup de feu

Toulouse, 20 juin 2012: un important dispositif policier s'est déployé aux abords de la banque où se déroule la prise d'otages.

Toulouse, 20 juin 2012: un important dispositif policier s'est déployé aux abords de la banque où se déroule la prise d'otages. - -

Un homme retient toujours deux personnes en otage dans une agence bancaire CIC à Toulouse, située dans le quartier de la Côte Pavée. Il affirme agir par conviction religieuse. Un 2e coup de feu a été entendu mercredi après-midi.

Dans l'agence CIC en état de siège à Toulouse, le preneur d'otages a libéré une deuxième femme mercredi en milieu d'après-midi, une heure après avoir laissé partir une employée de la banque. Un deuxième coup de feu a retenti mercredi après-midi dans les locaux de la banque Les négociations se poursuivent concernant les deux autres personnes toujours retenues sous la menace. Les policiers ont pu leur faire porter de quoi se restaurer. Dès le début de la prise d'otages, le malfaiteur, qui se réclame d'Al-Qaïda, avait exigé le déploiement de l'unité d'élite du Raid, a-t-on appris de source policière. Le preneur d'otages était entré vers 11 heures dans une agence de la banque CIC. Il avait tiré un coup de feu puis pris en otage quatre personnes, dont le directeur de l'agence. Aucun client ne se trouvait dans l'agence au moment de l'attaque, les personnes retenues sont toutes des salariés de la banque CIC. La banque est située avenue Camille-Pujol dans le quartier de la Côte Pavée, autrement dit à 150 mètres des lieux où Mohamed Merah a été tué il y a 3 mois.

Un «schizophrène en rupture de traitement»

Selon une source proche du dossier, le preneur d'otages a des antécédents psychiatriques. Il s'agirait d'un «schizophrène» qui pourrait se trouver actuellement «en rupture de traitement». Il a déjà effectué un séjour au Centre hospitalier toulousain Gérard-Marchant, spécialisé, selon son site internet, «dans la prise en charge des pathologies en santé mentale».
Michel Valet, le procureur de la République à Toulouse, se trouve sur place. Selon lui, le preneur d'otages «n'agit pas du tout pour l'argent, (...) ses motivations relèvent de convictions religieuses». «On ignore si sa revendication d'Al Qaïda est sérieuse ou fantaisiste», s'est interrogé un porte-parole du Syndicat national des officiers de police (SNOP) à Toulouse. «C'est a priori une attaque à main armée qui a mal tourné, a estimé pour sa part Cédric Delage, délégué d'Unsa-police. Pourquoi quelqu'un qui se revendique d'Al Qaïda va faire des méfaits dans une banque ? Il aurait pu s'en prendre à ce qui représente l'Etat, d'autres intérêts». Le Groupement d'intervention de la police nationale (GIPN) est actuellement sur place, avec le renfort de démineurs, car le malfaiteur affirme détenir des explosifs. Tout le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre. Une école primaire a été évacuée et des bus détournés. Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, « se tient en permanence informé de l'évolution de la situation », selon la Place-Beauvau.

La Rédaction