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Témoignage d'un Français au Sichuan

« Les immeubles se sont vidés, les gens se sont mis à courir dans tous les sens et il y a des choses qui tombaient un peu partout. Pendant 3 minutes, on ne savait pas où aller »

« Les immeubles se sont vidés, les gens se sont mis à courir dans tous les sens et il y a des choses qui tombaient un peu partout. Pendant 3 minutes, on ne savait pas où aller » - -

Témoignage exceptionnel de Stéphane, qui revient de Chine où il a vécu le tremblement de terre : « Plus de 400 secousses, au total ! On a pas dormi... Des gens se sont jetés par les fenêtres de peur."

Comme chaque jour, Bourdin&Co met en avant les témoignages des auditeurs. Et ce matin, Stéphane a appelé pour témoigner : il vient d'atterrir à Lyon, après avoir vécu le séisme en Chine : « J'étais à Chengdu, la capitale du Sichuan. J'y étais pour discuter de programmes d'échanges entre étudiants chinois et français et mettre en place des programmes dans l'enseignement supérieur. Je suis arrivé mercredi dernier et je devais repartir mardi matin. Lorsque la terre a tremblé, nous venions de déjeuner avec des enseignants et nous sortions de l'université avec des collègues chinois qui nous accompagnaient ».

« Ca s'est mis à bouger, on n'a pas compris tout de suite. Ca a duré pratiquement 3 minutes. On réalisé très vite que c'était un tremblement de terre. Les immeubles se sont vidés, les gens se sont mis à courir dans tous les sens et il y a des choses qui tombaient un peu partout. Pendant 3 minutes, on ne savait pas où aller. C'était assez terrible comme expérience. Ca s'est arrêté brusquement, il y avait plusieurs milliers de personnes dans les rues, personne n'osait retourner dans les bâtiments, de peur qu'ils ne tombent. Nous étions au centre-ville, où les bâtiments sont restés en place. Tout s'est fissuré, pas mal de bâtiments se sont ouverts. Des gens de l'université se sont jetés par les fenêtres, de peur ».

« Ensuite, nous sommes restés dans les rues à attendre les informations. Il y a eu des secousses toute la nuit, plus de 400. On n'a pas dormi. Tous les bâtiments étaient fermés. En fin de soirée, on nous a annoncé que c'était à peu prêt sécurisé au niveau des tremblements, donc on nous a laissé entrer dans le hall de l'hôtel. Quelques secousses ont refait sortir tout le monde et on a passé la nuit dehors. Il y avait des campements et des réfugiés dans les rues. A 5h du matin, on s'est remis sur la route pour essayer de trouver un taxi et repartir vers l'aéroport. Les secours se sont organisés très très vite, c'était impressionnant. Des centaines d'avions sont arrivés avec des dizaines de milliers de pompiers. Partout dans les rues, il y avait des centres de transfusion et les gens ont spontanément donné leur sang. Des campements se sont rapidement montés. Ils ont vraiment mis les moyens pour sauver un maximum de personnes ».

La rédaction-Bourdin & Co