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Suisse: arrestation de 4 hommes soupçonnés de lien avec le terrorisme

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- - Illustration - Une voiture de police suisse - Image Flickr

Quatre hommes soupçonnés de liens avec des groupes terroristes jihadistes, ont été arrêtés dans deux opérations différentes ces dernières semaines en Suisse.

La police suisse a interpellé ces dernières semaines quatre hommes soupçonnés de lien avec des groupes terroristes jihadistes.

Le bureau du procureur général suisse a confirmé mercredi que trois hommes avaient été arrêtés dans le canton de Vaud (ouest) les 23 et 24 juin pour "avoir contrevenu à la loi fédérale interdisant les groupes Al-Qaida et Etat islamique et les organisations apparentées".

"Capacité à passer à l'acte relativement rapidement"

Il leur est également reproché "d'avoir soutenu, respectivement participé à une organisation criminelle", a-t-il ajouté. Les trois hommes, dont l'identité et la nationalité n'ont pas été dévoilées par les autorités, ont été placés en détention provisoire.

Interrogé par la Radio télévision suisse RTS, le procureur général du canton de Vaud, Eric Cottier, a indiqué que "ce qui a été trouvé s'agissant de ces personnes démontre une capacité à passer à l'acte relativement rapidement".

Ces arrestations avaient été précédées de l'interpellation dans la région de Genève (ouest), le 14 juin, d'un homme soupçonné d'après les médias d'être un chauffeur de taxi qui recrutait des candidats pour rejoindre Daesh, mais dont la nationalité n'a pas été publiée.

Pas de lien entre les deux arrestations pour l'instant

Toutefois, "l'arrestation du 14 juin dans la région de Genève et les arrestations du 23 juin et du 24 juin dans le canton de Vaud ne présentent pour l'instant pas de lien apparent", a indiqué aux médias le bureau du procureur général.

Dans le domaine du terrorisme à motif djihadiste, environ 60 procédures pénales sont actuellement pendantes auprès du procureur général, selon les chiffres des autorités. Une grande partie de ces procédures pénales pendantes concerne "la propagande sur internet". 

"En tenant compte des procédures pénales en cours, rien ne justifie l'alarmisme, bien qu'il faille rester vigilants", a souligné mercredi le bureau du procureur.

G.D. avec AFP