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Pékin salue une "gifle" de Trump à Taïwan

Le président américain Donald Trump, à Washington, le 25 avril 2017

Le président américain Donald Trump, à Washington, le 25 avril 2017 - MANDEL NGAN, AFP

Après que Donald Trump ait écarté un second entretien avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-Wen, la Chine s'est félicité de la "gifle" infligée par les Etats-Unis à Taïwan. La Chine considère toujours Taïwan comme une province rebelle, destinée a revenir dans le giron de Pékin, de gré ou de force.

Le gouvernement chinois s'est félicité vendredi d'une "gifle" infligée par Donald Trump à Taïwan, après des propos du président américain écartant un nouvel entretien téléphonique avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen.

Quelques semaines après son élection en novembre dernier mais avant son entrée en fonctions, Donald Trump avait créé la stupeur à Pékin en acceptant de prendre un appel de Tsai Ing-wen, rompant avec l'engagement des Etats-Unis de ne pas entretenir de relations avec des dirigeants taïwanais.

Donald Trump encense Xi Jinping

Mais lors d'un entretien accordé jeudi à l'agence Reuters, le président américain a écarté la possibilité d'une nouvelle conversation avec Tsai Ing-wen, comme l'avait envisagé cette dernière.

Donald Trump a expliqué ne pas vouloir compromettre sa "relation personnelle" avec le président chinois Xi Jinping, qu'il a vu pour la première fois début avril dans sa luxueuse villa en Floride.

"Je trouve qu'il accomplit un travail extraordinaire en tant que dirigeant et je ne veux pas faire quoi que ce soit qui irait contre ça. Je préférerais donc certainement lui parler d'abord", a assuré Donald Trump.

Province rebelle

Ces propos ont été salués par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, notant que la mise au point du président américain constituait "une gifle pour Tsai Ing-wen" aux yeux de nombre d'observateurs selon lui.

"La Chine s'oppose toujours à ce que les pays avec qui nous avons des relations diplomatiques entretiennent des échanges formels ou officiels avec la partie taïwanaise", a-t-il rappelé.

Pékin considère Taïwan, séparée politiquement du continent depuis 1949, comme une province rebelle destinée à revenir dans son giron, au besoin par la force.

G.D. avec AFP