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Otages : les coulisses d’une négociation

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Les conditions de détention des 4 otages français commencent à être connues, mais leur libération reste floue. Selon des informations RMC, le mandat d’arrêt d’un touareg lié à un groupe islamiste aurait été levé pour faciliter les négociations.

Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret ont passé leur première nuit en France depuis plus de trois ans. Mercredi après-midi, ils ont subi des examens médicaux à l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce, mais des questions subsistent, alors que Le Monde affirme qu’une rançon d’au moins 20 millions d’euros a été versée aux ravisseurs, même si le gouvernement dément. En réalité, d’autres éléments devraient être pris en compte.

L'amnistie d'un rebelle en contrepartie ?

Ainsi, l’impunité aurait été garantie au chef du groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), Iyad Ag Ghaly, en échange de leur libération, selon une source touareg proche du dossier, car il aurait joué un rôle actif dans la libération. Autre contrepartie possible : selon les informations d’RMC, au moins un rebelle Touareg lié à un groupe islamiste qui était sous le coup d'un mandat d'arrêt international a vu ce mandat d'arrêt levé… deux jours avant la libération des otages. Plusieurs sources en France mais aussi au Niger font le lien entre ces deux évènements.

Les conditions de détention dévoilées

Si les conditions de leur libération sont toujours floues, les conditions de détention, elles, commencent à être connues. Les otages sont restés tous les 4 ensemble pendant très peu de temps, deux ou trois mois, puis ont été divisés en deux groupes de deux : d’un côté Pierre Legrand et Marc Ferret et de l’autre Thierry Dol accompagné de Daniel Larribe, sans doute pour des raisons de sécurités. Ils ont alors vécu dans le désert malien, soumis à des conditions extrêmes, très chaud le jour, très froid la nuit, mais ils assurent avoir été bien traités par leurs geôliers. On sait aussi que Daniel Larribe et Thierry Dol ont fait une tentative d’évasion au début de l’année, au Nord du mali, avant l’opération militaire Serval. Leur fuite a durée 48h, puis ils ont été repris et aurait été punis. Malgré tout, ils n’auraient jamais été martyrisés par leurs ravisseurs et mangeaient à leur faim.

|||>> Pas de rançon : y croyez-vous ?

M. Chaillot avec S. Collié