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Offensive turque: Macron, Merkel et Johnson vont prochainement rencontrer Erdogan

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron lors du sommet du G7 à Biarritz, le 24 août 2019

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron lors du sommet du G7 à Biarritz, le 24 août 2019 - MICHAEL KAPPELER / DPA

Lors de sa conférence de presse à l'issue d'un conseil européen à Bruxelles, le président français a annoncé une rencontre prochaine, en compagnie de ses homologues allemand et britannique, avec Recep Tayyip Erdogan.

Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi une "initiative commune" avec Angela Merkel et Boris Johnson pour rencontrer "prochainement" le président turc Recep Tayyip Erdogan sur l'offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie.

À l'issue d'un sommet européen à Bruxelles, le président français a précisé qu'il prévoyait avec la chancelière allemande et le Premier ministre britannique de "voir" dans "les prochaines semaines" le président turc, "sans doute à Londres".

L'Occident décrédibilisé

Interrogé sur les contours de cette rencontre et sur sa vision des errements de l'OTAN, le chef de l'État s'est voulu franc, affirmant que l'offensive turque "affaiblira durablement" la crédibilité de l'Occident sur le terrain. "C'est une faute lourde" du président Erdogan, a-t-il martelé lors de sa conférence de presse. "Il faut essayer de comprendre et de voir où la Turquie veut aller", estime Emmanuel Macron, qui veut tenter de ramener l'homme fort d'Ankara "à des positions raisonnables".

Le locataire de l'Elysée juge par ailleurs que les puissances occidentales, par leurs choix stratégiques en Syrie depuis six ans, se sont mis dans une situation de "dépendance" vis-à-vis de la Russie, de la Turquie et de l'Iran.

De son côté, Recep Tayyip Erdogan a averti ce vendredi que l'offensive de ses forces militaires dans le nord-est syrien reprendrait dès mardi soir, si les forces kurdes ne se retirent pas de ce secteur. Un retrait prévu par l'accord de trêve arraché jeudi par le vice-président américain Mike Pence.

Jules Pecnard avec AFP