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Obama et le « virage fiscal »

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Après l’élection de Barack Obama, reportage à New-York. Wall Street ne semble pas emballé par les perspectives économiques des mois à venir.

Barack Obama est-il bon pour le business ? La bourse de Wall Street a clôturé deux fois à la baisse depuis l'annonce de son élection (-5,28% mercredi puis -4,85% jeudi pour le Dow Jones). Contrairement à la ville de New York qui aura fêté l'élection d'Obama dans les rues, les marchés n'ont pas eu le même enthousiasme. A priori, cette chute n'a pourtant pas de lien direct avec l'élection. Les marchés sont beaucoup plus sensibles aux mauvais chiffres de l'économie américaine et attendent avec crainte la publication des statistiques mensuelles de l'emploi des Etats Unis.
Mais pour se rendre compte de l'impact d'Obama sur le moral de l'Economie US, rien de telle qu'une plongée à Wall Street, au coeur du quartier financier de New York.

Les actions de certaines compagnies menacées

Parmi les financiers, Grégory Volokhine, analyste et responsable du marché action chez Meeschaert Capital Market, estime que les marchés se méfient du nouveau Président : « Pour le marché, même si beaucoup de mesures que va prendre Obama son nécessaires pour la vie quotidienne de la population, ce ne sont pas des mesures excellentes pour certaines actions. Prenons un exemple : si Obama aujourd'hui veut mettre la pression pour que les produits pharmaceutiques soient moins chers et à la portée de tout le monde, en Bourse ce n'est pas favorable aux actions des compagnies pharmaceutiques ».

Que va bien pouvoir faire Barack Obama d'un point de vue économique ? Selon Bernard Salanié, professeur d'Economie à l'Université Columbia de New York, « on peut imaginer que le parti démocrate va vouloir changer la direction de la politique économique. Un virage fiscal, avec une augmentation non négligeable de la fiscalité sur les 5% d'Américains les plus riches. Il y aura plus de régulation.IL ne sera pas protectionniste mais moins libre-échangiste que ce qu'on aurait vu avec McCain ».

La rédaction et Fabien Crombé