BFMTV

Gaza: les négociations du Caire au point mort

Les pêcheurs palestiniens vont pouvoir à nouveau aller chercher leurs poissons au large de la bande, à condition de rester à moins de trois miles nautiques de la côte. C'est l'une des rares avancées des négociations.

Les pêcheurs palestiniens vont pouvoir à nouveau aller chercher leurs poissons au large de la bande, à condition de rester à moins de trois miles nautiques de la côte. C'est l'une des rares avancées des négociations. - Roberto Schmidt - AFP

Alors que les hostilités pourraient reprendre dans la nuit, les négociations entre Palestiniens et Israéliens sont au point mort, au Caire. La communauté internationale fait pression.

Depuis lundi midi, les négociations ont repris au Caire, entre Palestiniens et Israéliens. La trêve en cours expire dans la nuit de lundi à mardi (minuit heure locale, 21 heures temps universel).

Les deux camps n'ont plus que quelques heures pour trouver une solution durable au conflit qui a déjà fait plus de 2.000 morts depuis le début du mois de juillet. Mais leurs positions semblent irréconciliables.

> Les Palestiniens exigent la levée du blocus

Les représentants du Jihad Islamique et du Hamas, les parties les plus radicales du camp palestinien, réclament la levée du blocus de la Bande de Gaza, qui étouffe l'économie de la zone.

Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a de son côté annoncé qu'il approuvait la proposition des Egyptiens, qui servent de médiateurs: un cessez-le-feu étendu de cinq jours, avant même que d'autres sujets soient abordés.

> Israël demande la démilitarisation avant toute trêve

Benjamin Netanyahu veut que la sécurité d'Israël soit rétablie coûte que coûte. "Tant que le calme ne sera pas rétabli, le Hamas continuera à souffrir", a déclaré hier le chef du gouvernement israélien, en demandant une "réponse claire" sur les questions de sécurité.

La délégation israélienne réclame donc la démilitarisation de Gaza avant d'envisager de reporter la fin du cessez-le-feu. Mais l'opinion n'est pas unanimement derrière eux. Dimanche, des milliers de manifestants ont défilé dans les rues israéliennes pour mettre fin à la guerre à Gaza.

Ils reprochent notamment à Benjamin Netanyahu d'avoir refusé de négocier avec Mahmoud Abbas, ce qui aurait renforcé la position du Hamas dans la bande de Gaza, par opposition à l'Autorité palestinienne, plus modérée.

> Quelques petits points d'accord

L'Autorité palestinienne connaît déjà une petite victoire: elle pourra retourner dans la Bande de Gaza, ce qui devrait faciliter les relations des Palestiniens avec l'Egypte, avec qui elle a une frontière. L'Autorité palestinienne avait été chassée de la bande en juin 2007, quand le Hamas avait pris le pouvoir.

Les Israéliens ont également permis aux bateaux palestiniens d'aller pêcher au large de la bande, ce qu'ils n'avaient pas pu faire depuis le début du conflit.

> La communauté internationale fait pression

Le ministre des affaires étrangères norvégien, en charge de la mission de reconstruction de Gaza, a annoncé que l'aide internationale ne serait débloquée qu'à condition que le Hamas et Israël trouvent un accord. Il réclame également que le blocus de Gaza soit modifié pour permettre la circulation des biens et des personnes.

Joseph Sotinel avec agences