BFMTV

Libye: gel des négociations entre les parlements de Tripoli et Tobrouk

Des sympathisants de Farj Libya contre l'ingérence de l'ONU et de son émissaire Bernardino Leon,devant le GNC de Tripoli le 1er juillet 2015.

Des sympathisants de Farj Libya contre l'ingérence de l'ONU et de son émissaire Bernardino Leon,devant le GNC de Tripoli le 1er juillet 2015. - Mahmud Turkia - AFP

Le Parlement installé à Tripoli, non reconnu par la communauté internationale, doit se prononcer mardi sur un gel de sa participation aux négociations au Maroc avec le Parlement rival, a indiqué à l'AFP un responsable du gouvernement dans la capitale libyenne.

Deux gouvernements qui doivent s'entendre

En proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye compte deux Parlements -et deux gouvernements- qui se disputent le pouvoir, l'un basé à Tripoli et l'autre à Tobrouk, ce dernier étant le seul reconnu par la communauté internationale.

L'émissaire des Nations unies pour la Libye Bernardino Leon tente depuis mars à Skhirat, au Maroc, d'arracher aux deux camps un accord sur un texte prévoyant notamment la formation d'un gouvernement d'union nationale et la tenue de nouvelles élections.

Lors d'une session d'aujourd'hui, le CGN "s'apprête à décider s'il gèle sa participation aux négociations au Maroc", a déclaré à l'AFP le responsable sous couvert de l'anonymat. Le CGN doit s'exprimer "sur la poursuite ou non de sa participation aux négociations", a également indiqué l'agence libyenne Lana, proche des autorités à Tripoli.

Selon la coalition de milices islamistes Farj Libya, qui contrôle la capitale Tripoli depuis près d'un an, l'accord présenté trahit "le sang des martyrs" versé pour "la libération de la Libye et la préservation de sa souveraineté".

Cette coalition de milices avait plaidé samedi sur sa page Facebook pour une tenue des pourparlers en Libye et non à l'étranger. Une centaine de ses sympathisants ont manifesté mardi devant le siège du CGN contre la proposition d'accord de l'ONU, brandissant des banderoles "non à Leon".

la rédaction avec AFP