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Les frappes françaises auraient tué au moins 2500 jihadistes en Irak et en Syrie

Rafales français. (illustration)

Rafales français. (illustration) - ECPAD - AFP

La coalition internationale aurait, selon Le Monde, fait 50.000 morts parmi les jihadistes en Irak et en Syrie depuis août 2014.

Combien de morts les frappes de la coalition internationale ont-elles fait en Syrie et en Irak dans les rangs de Daesh? Depuis le début de la campagne, en août 2014, des sources américaines citées par Le Monde donnent le chiffre de 50.000 morts parmi les combattants jihadistes.

Et du côté des forces françaises, le quotidien évoque le chiffre de 2500 personnes tuées dans le camp jihadiste, soit 5% du total. Ce qui correspond à 5% de l'engagement militaire de la France dans la coalition. Un chiffre qui n'est pas confirmé par l'armée française qui ne communique pas sur le nombre de tués.

Les chiffres fournis par Airwars, un collectif de chercheurs et de journalistes qui tient à jour ce comptage, sont éloquents. Au 856e jour de la campagne menée par la coalition (ce mardi), cette dernière aurait réalisé 16.786 frappes (10.681 en Irak et 6.105 en Syrie) et largué 62.788 bombes ou missiles.

Si l'armée française est peu bavarde sur la question, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déjà donné des chiffres au début de l'année. En janvier, il parlait d'un bilan "approximatif" de 20.000 morts dans le camps jihadiste du fait de l'action de la coalition. Sans préciser les pertes liées à l'action de l'armée française. 

L'épineuse question des pertes civiles

Airwars, indique par ailleurs qu'un minimum de 1.957 civils a été tué à ce jour par cette même coalition, soit "au moins 1.500" d'août 2014 à août 2016. De leur côté, les 13 pays de la coalition, précise le collectif dans un communiqué publié le lundi 12 décembre, ne parlent que de 152 morts civils. 

Les pertes civiles sont tolérées par le droit de la guerre si elles n'excèdent pas une certaine proportion. Une part de victimes collatérales qui a tendance, au moins pour les Etats-Unis qui réalisent 90% des frappes de la coalition, à augmenter, comme en rendait compte déjà en avril un article de Military Times. En France, l'armée ne communique pas sur ce genre de données, mais les règles d'engagement sont réputées plus strictes que pour les Américains.

David Namias