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Israël: les "conditions" palestiniennes "insurmontables"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu - -

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré lundi que les "conditions" palestiniennes de reprise des pourparlers de paix avec Israël rendaient impossible tout retour à la table de négociations.

Pour le Premier ministre israélien, les "conditions" palestiniennes de reprise des pourparlers de paix avec Israël rendent impossible tout retour à la table de négociations.

"Pour moi, l'établissement de conditions préalables est un obstacle insurmontable", a déclaré Benjamin Netanyahu devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, selon un communiqué du Parlement rapportant ses propos.

Pour renouer le dialogue, la direction palestinienne exige un gel total de la colonisation israélienne et une référence aux lignes d'avant l'occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base de discussions.

Gel total de la colonisation israélienne

Le président palestinien Mahmoud Abbas a également demandé la libération des prisonniers palestiniens les plus anciens détenus par Israël. Benjamin Netanyahu appelle de son côté à des négociations immédiates sans "conditions préalables", en allusion à ces revendications qu'il récuse.

Devant ce blocage, le secrétaire d'État américain John Kerry a dû reporter une nouvelle navette prévue cette semaine au Proche-Orient.

Un diplomate du département d'État a confirmé les rumeurs qui circulaient depuis dimanche selon lesquelles John Kerry avait repoussé son départ lundi de Washington pour Jérusalem, puis la Cisjordanie et la Jordanie. Le chef de la diplomatie américaine doit être présent à des réunions dans la capitale fédérale cette semaine, a expliqué ce responsable ministériel.

"Si Kerry veut influer sur ce qu'il se passe sur le terrain, il doit tenir tête à Israël"

Le département d'État américain n'avait jamais annoncé cette visite au Proche-Orient, se contentant de répéter que le secrétaire d'État retournerait dans la région, pour la cinquième fois depuis son entrée en fonctions, au moment où il le jugerait utile pour favoriser la reprise de négociations de paix.

"Si Kerry veut influer sur ce qu'il se passe sur le terrain, il doit tenir tête à Israël. Jusqu'à présent il n'y a pas de volonté politique d'empêcher Israël de poursuivre ses actions" de colonisation, a commenté lundi Hanane Achraoui, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).


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M.R. avec AFP