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Irak

Législatives en Irak: premières élections depuis le départ des Américains

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, en 2008.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, en 2008. - -

Des violences ont explosé dans le pays, faisant déjà deux victimes. Mais les Irakiens se rendent toutefois aux urnes. La victoire semble d'ores et déjà acquise au Premier ministre sortant: Nouri al-Maliki.

Les Irakiens ont défié les violences mercredi pour élire leurs députés à l'occasion des premières législatives depuis le retrait américain à la fin 2011. Le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki s'est dit "sûr de sa victoire".

Un flot régulier d'électeurs arrive ce mercredi dans les bureaux de vote, qui fermeront à 18 heures locales. Quelque 20 millions d'électeurs sont appelés à se rendre aux urnes pour choisir 328 députés parmi plus de 9.000 candidats.

Le scrutin a déjà été marqué par des violences: obus de mortier, bombes et grenades assourdissantes ont explosé à travers le pays. Au moins deux femmes sont mortes au Nord de Bagdad, un policier a été tué lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser à l'entrée d'un bureau de vote tandis qu'un autre bureau de vote a été totalement détruit, sans faire de victime.

Les candidates aux légisaltives ont fait campagne sur les droits de sfmes en reu ces dernières années.

Des tensions religieuses en arrière-plan

Nouri al-Maliki, qui brigue un troisième mandat, a voté à l'hôtel Rachid, au coeur de la "zone verte", un secteur fortifié de Bagdad. Confiant dans son costume gris perle, il a déclaré aux journalistes être "sûr de la victoire". Ce scrutin est "encore plus réussi que le précédent, car il n'y a plus de soldat américain sur le sol irakien", a-t-il également dit, appelant les Irakiens à voter en nombre.

Le Premier ministre sortant est donné favori, malgré un bilan très critiqué et les violences, qui tuent en moyenne 25 Irakiens par jour depuis le début de l'année.

Les forces de sécurité sont déployées en nombre pour prévenir tout attentat, les voitures ont interdiction de circuler dans Bagdad, et un couvre-feu a été instauré mardi à 22 heures. "Les insurgés ne vont pas rester tranquillement assis et dire au gouvernement 'Allez-y, organisez vos élections'. Ils vont frapper fort" de voter, explique John Drake, spécialiste de sécurité pour AKE group, une société de consulting.

Les tensions entre chiites et sunnites sont devenues un argument politique instrumentalisé tant par Nouri al-Maliki que par les jihadistes. Elles alimentent les violences, qui en avril seulement ont tué plus de 750 personnes.

A. D. avec AFP