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Irak: plus de 30 morts dans de nouvelles attaques

Un homme devant les décombres causés par une attaque suicide le 24 novembre 2013 à Tuz Khurmatu, au nord de l'Irak

Un homme devant les décombres causés par une attaque suicide le 24 novembre 2013 à Tuz Khurmatu, au nord de l'Irak - -

Au moins 34 personnes ont péri lundi en Irak, théâtre depuis le début de l'année d'une recrudescence de violences meurtrières, selon des sources médicales et de sécurité.

L'attaque la plus meurtrière a eu lieu lundi à Bagdad, sur un marché du quartier de Sadriyah (centre), faisant au moins 15 morts et 36 blessés à une heure de grande affluence.

Les attaques ont frappé surtout la capitale et des secteurs à majorité sunnite du nord de l'Irak, les deux régions les plus touchées par cette flambée de violences, qui a déjà fait plus de 5.900 morts depuis janvier, au moins 500 depuis début novembre.

Face à l'escalade des violences, le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki a demandé fin octobre l'aide de Washington. Ankara et Paris ont de leur côté proposé une assistance.

Cette escalade des violences est en outre liée au conflit en Syrie qui a, selon des experts, enhardi les groupes liés au réseau extrémiste sunnite d'Al-Qaïda.

Des élections législatives sont prévues fin avril en Irak, où la paralysie de l'appareil politique, due en grande partie aux différends entre sunnites et chiites, associée à une corruption endémique, contribuent à alimenter l'instabilité.

Le bilan en détail

Dans un secteur de la périphérie nord-est de la capitale, une attaque à la voiture piégée contre un commissariat a tué quatre policiers.

Dans le même temps, une bombe a fait un mort et quatre blessés parmi des miliciens sunnites Sahwa. Ces milices avaient été recrutées en 2006 par l'armée américaine pour combattre Al-Qaïda dans les régions sunnites et assurer la protection des oléoducs qui traversent les zones tribales sunnites.

Dans d'autres attaques distinctes à Bagdad, trois personnes ont été tuées, dont un employé du ministère de la Justice.

A Mossoul (nord), un attentat à la voiture piégée a tué cinq personnes dans un secteur résidentiel, tandis que l'explosion d'une bombe magnétique placée sur une voiture a tué son conducteur.

Une autre voiture bourrée d'explosifs a frappé un point de contrôle mixte de l'armée irakienne et des forces de sécurité kurdes, tuant deux combattants kurdes et un soldat de l'armée irakienne.

Dans la ville de Baqouba, au nord de Bagdad, un homme a été tué par une bombe magnétique fixée sur sa voiture.

Dans la seule attaque enregistrée au sud de la capitale, un ancien député a été assassiné chez lui: Jamal Mohsen, un ancien parlementaire arabe sunnite de la ville à majorité chiite de Nassiriya, a été tué par balles dans sa maison.

La police a également trouvé près de Tikrit (nord) le corps d'une femme tuée dans la nuit.