BFMTV

Moscou pas opposé au départ d'Assad, si les Syriens le décident

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie ne s'opposerait pas au départ du président Bachar al Assad si c'était le résultat d'un dialogue entre Syriens, sans ingérence étrangère. /Photo prise le 19 avril 2012/REUTERS

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie ne s'opposerait pas au départ du président Bachar al Assad si c'était le résultat d'un dialogue entre Syriens, sans ingérence étrangère. /Photo prise le 19 avril 2012/REUTERS - -

MOSCOU (Reuters) - La Russie ne s'opposera pas au départ du président Bachar al Assad si c'est le résultat d'un dialogue entre Syriens, sans...

MOSCOU (Reuters) - La Russie ne s'opposera pas au départ du président Bachar al Assad si c'est le résultat d'un dialogue entre Syriens, sans ingérence étrangère, a déclaré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Si les Syriens s'entendent entre eux (sur un départ d'Assad), nous serons heureux de soutenir une telle solution", a-t-il dit à la presse. "Mais nous jugeons inacceptable d'imposer de l'étranger les conditions d'un tel dialogue."

La Russie, alliée de Damas, a de nouveau réclamé samedi la tenue d'une réunion internationale sur la Syrie en soulignant que de nouvelles sanctions ou une intervention militaire ne feraient que "détériorer une atmosphère déjà difficile".

Au Conseil de sécurité des Nations unies, la Russie a opposé à deux reprises son veto à des projets de résolution d'inspiration occidentale et arabe visant à condamner le régime de Bachar al Assad pour la répression du mouvement de contestation en Syrie.

Deux massacres de civils en deux semaines signalés par des opposants ont conduit les Etats-Unis et leurs alliés européens à défendre l'idée de sanctions supplémentaires contre Damas et à ne pas exclure une intervention militaire.

Gleb Bryanski; Bertrand Boucey, Jean-Stéphane Brosse pour le service français