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Macron déclare que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine

La France, le Royame-Uni et l'Allemagne ont sans ambages déploré la décision de Donald Trump de dénoncer l'accord sur le nucléaire iranien datant de 2015.

La décision, officialisée ce mardi soir, de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 a aussitôt trouvé des soutiens, comme Israël et l'Arabie saoudite. Elle a surtout trouvé ses détracteurs, au premier rang desquels la France. "La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine de sortir de l'accord nucléaire" iranien et vont "travailler collectivement" à un accord "plus large", a ainsi déclaré sur Twitter Emmanuel Macron. Paris, Berlin et Londres ont même publié plus tard un communiqué commun, se disant "déterminés à assurer la mise en oeuvre de l'accord". 

"Nous resterons parties au JCPoA" (acronyme de l'accord, NDLR) déclarent dans ce communiqué commun Emmanuel Macron, Theresa May et Angela Merkel. "Nos gouvernements restent déterminés à assurer la mise en oeuvre de l'accord et travailleront à cet effet avec les autres parties qui resteront engagées", disent-ils, en "maintenant les bénéfices économiques" au profit de la population iranienne.

"Nous travaillerons collectivement à un cadre plus large, couvrant l'activité nucléaire, la période après 2025, les missiles balistiques et la stabilité au Moyen-Orient, en particulier en Syrie, au Yémen et en Irak", a par ailleurs noté le président sur Twitter. 

"Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu", a-t-il ajouté, dans un second tweet. Le président français, s'exprimant également au nom de ses deux partenaires européens avec qui il s'est entretenu mardi soir, remet donc sur la table sa proposition de négocier un nouvel accord avec Téhéran, qui répondrait cette fois aux inquiétudes américaines. 

La préoccupation onusienne

Cette proposition, qu'il avait formulée lors de sa visite à Washington fin avril, vise à éviter que la décision américaine ne génère "un vide" diplomatique qui risquerait d'aggraver la situation, avait-il alors expliqué. Elle a pour but d'enclencher la dynamique d'une nouvelle négociation, hypothèse à laquelle Donald Trump a laissé une porte ouverte mardi soir. Le président iranien Hassan Rohani a indiqué pour sa part qu'il souhaitait discuter avec Européens, Russes et Chinois.

Les Nations-Unies ont aussi réagi par la voix de leur secrétaire général, Antonio Gutierres qui a appelé mardi les six autres signataires de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 "à respecter pleinement leurs engagements", après le retrait des Etats-Unis.

"Je suis profondément préoccupé par l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord JCPOA (en référence à l'acronyme en anglais ndlr) et de la reprise de sanctions américaines", souligne aussi le patron des Nations unies dans un communiqué.

R.V. avec AFP