BFMTV

Les enquêteurs recherchent la boîte noire du Boeing

Des enquêteurs passaient au crible les pentes d'un ravin, dimanche dans le sud de l'Inde, pour tenter de retrouver la boîte noire du Boeing 737-800 de la compagnie Air India Express dont l'atterrissage manqué s'est soldé par 158 morts la veille à Mangalor

Des enquêteurs passaient au crible les pentes d'un ravin, dimanche dans le sud de l'Inde, pour tenter de retrouver la boîte noire du Boeing 737-800 de la compagnie Air India Express dont l'atterrissage manqué s'est soldé par 158 morts la veille à Mangalor - -

Des enquêteurs passaient au crible les pentes d'un ravin, dimanche dans le sud de l'Inde, pour...

par Anil D'Silva et Anirban Sen

MANGALORE, Inde (Reuters) - Des enquêteurs passaient au crible les pentes d'un ravin, dimanche dans le sud de l'Inde, pour tenter de retrouver la boîte noire du Boeing 737-800 de la compagnie Air India Express dont l'atterrissage manqué s'est soldé par 158 morts la veille à Mangalore (Etat du Karnataka).

Les experts chargés d'examiner les restes de l'appareil en ont recueilli des fragments mais n'ont pas encore découvert l'enregistreur des données de vol, susceptible de fournir des renseignements cruciaux quant à la cause de la catastrophe.

Le Boeing en provenance de Dubaï, qui transportait 166 personnes, s'est écrasé alors qu'il tentait de négocier son atterrissage sur la piste de l'aéroport de Mangalore, située sur une élévation bordée par un ravin.

Huit personnes ont survécu, la plupart en sautant de l'avion qui s'est brisé en deux.

"On ne peut avancer aucune explication pour cet accident avant de trouver la boîte noire", a déclaré à Reuters Peter Abraham, directeur de l'aéroport de Mangalore.

Une dizaine d'experts de l'aéronautique étudiaient la carcasse déchiquetée de l'avion de ligne. Un peu plus loin, bulldozers et tronçonneuses de métaux dégageaient des débris.

ERREUR HUMAINE ?

Bien que la cause de l'accident reste obscure, des chaînes de télévision indiennes tendent à privilégier la thèse d'une erreur humaine.

Le ministre indien de l'Aviation civile, Praful Patel, a dit que l'on n'avait relevé aucun signe de difficulté pendant que l'appareil s'apprêtait à se poser. Les conditions météorologiques et la visibilité étaient bonnes, a-t-il ajouté.

"Tous les autres paramètres, concernant l'appareil ou l'état de la piste, semblaient tout à fait normaux, par conséquent l'atterrissage aurait dû s'effectuer normalement", a encore dit Patel. "Mais je ne veux pas spéculer sur la cause (de l'accident)."

Il s'agit de la plus grave catastrophe aérienne enregistrée en Inde depuis plus de dix ans, mais une série d'atterrissages réussis de justesse, notamment à New Delhi et à Bombay, font craindre que l'état des infrastructures de l'Inde ne soit pas à la hauteur de son "boom" économique.

Les autorités ont dit avoir retrouvé les 158 corps.

Tous les passagers étaient de nationalité indienne, a indiqué un représentant d'Air India. Beaucoup étaient sans doute des travailleurs expatriés à Dubai, le riche émirat du Golfe employant des milliers d'hommes et de femmes originaires de divers pays d'Asie.

"Je me suis rappelé qu'un avion prenait feu en s'écrasant au sol, alors j'ai essayé de m'éloigner le plus possible", a dit à Reuters Sabrina Haq, interne de 22 ans hospitalisé à Mangalore. "Je ne me rappelle pas si quelqu'un m'a emmenée ou si je suis tombée de l'avion. Je ne voulais pas mourir."

Philippe Bas-Rabérin pour le service français