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Le pape François reproche à Donald Trump de ne "pas être un bon chrétien"

Passe d'armes. Le pape et Donald Trump se sont livrés à une véritable guerre de mots à distance. Le Pape reprochait à Donald Trump de ne "pas être un bon Chrétien". Donald Trump a répondu en prophétisant la destruction du Vatican.

Dans l'avion qui le ramène du Mexique, le pape François a décroché un violent tacle à l'intention de Donald Trump, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine.

Le souverain Pontife a déclaré qu'"une personne qui construit des murs et non des ponts n'est pas chrétienne". Une allusion directe à l'intention de Donald Trump d'ériger un mur pour séparer le Mexique des Etats-Unis afin d'endiguer l'afflux de migrants mexicains.

Une remarque qui fait également écho à la situation de l'Europe qui, pour faire face à l'afflux de réfugiés venus de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, a décidé de construire des murs de barbelés, comme en Hongrie.

Le trublion de la campagne pour les primaires républicaines n'a pas tardé à réagir. Quelques minutes après avoir appris la nouvelle, Donald Trump a jugé qu'"un représentant religieux qui remettait en question la foi de quelqu'un se déshonorait".

"J'ai beaucoup de respect pour le pape"

Dans son message, le milliardaire américain menace même le Vatican, dans le cas où il ne serait pas élu Président. "Quand le Vatican sera attaqué par l'Etat Islamique", le Pape regrettera que "je n'ai pas été élu Président avant". Selon Trump, "l'Etat Islamique aurait été éradiqué contrairement à maintenant".

Mais "je n'aime pas me battre avec le pape", a-t-il dit lors d'une émission sur CNN jeudi soir, assurant que les propos du souverain pontife avaient été mal interprétés, et que François ignorait la réalité des trafics à la frontière entre Etats-Unis et Mexique. "J'ai beaucoup de respect pour le pape", a insisté Donald Trump, très conciliant. "J'aime sa personnalité, j'aime ce qu'il représente et j'ai un grand respect pour la fonction".

Aux Etats-Unis, la popularité du pape est d'ailleurs plus forte à gauche qu'à droite: 67% des conservateurs en ont une opinion favorable contre 80% des Américains de gauche

Paul Aveline