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Le navire d'Open Arms avec 60 migrants à bord arrive à Barcelone

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- - LLUIS GENE / AFP

Le navire d'une ONG espagnole transportant 60 migrants est arrivé à Barcelone mercredi après avoir été refusé par l'Italie.

Le bateau de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, avec 60 migrants à bord secourus au large de la Libye, est arrivé mercredi en Espagne, dans le port de Barcelone, après avoir été refusé par l'Italie.

Entré un peu avant 11h dans le port de la capitale catalane, l'Open Arms suit de deux semaines l'arrivée l'Aquarius et de ses 630 migrants débarqués à Valence le 17 juin, après avoir été durant une semaine au centre des tensions en Europe sur la politique migratoire.

Après une traversée de quatre jour en Méditerrannée, les 60 migrants (50 hommes adultes, 5 femmes et 5 mineurs dont 3 non accompagnés) vont être examinés à bord par trois équipes de la Croix-Rouge, a indiqué le porte-parole des services de l'Etat central en Catalogne. 

Ils doivent ensuite descendre du navire pour y être notamment identifiés par les autorités avant d'être transférés dans des centres d'hébergement.

La question migratoire au cœur du débat européen

Après avoir accueilli l'Aquarius mi-juin, le nouveau gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sanchez a accepté d'ouvrir le port de Barcelone aux migrants de l'Open Arms, eux aussi refusés par l'Italie et son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini (Ligue, extrême droite).

Ces migrants "vont bien étant donné les circonstances, il n'y a eu aucune urgence médicale grave et ils sont contents car on leur a expliqué que le gouvernement voulait qu'ils viennent ici", a indiqué de son côté Anabel Montes, chef de mission de Proactiva Open Arms.

La semaine dernière, le navire de l'ONG allemande Lifeline avait lui accosté à Malte avec à son bord 233 migrants après une odyssée d'une semaine marquée elle aussi par de fortes tensions

Après des semaines de débats tendus, les dirigeants de l'Union européenne sont parvenus vendredi à un compromis qui propose la création de "plateformes de débarquements" de migrants en dehors de l'UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.

L.D., avec AFP