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La Syrie en état de guerre civile pour l'Onu

Hervé Ladsous (à droite), chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, a déclaré que la Syrie est désormais en état de guerre civile, 15 mois après le début d'un soulèvement contre le régime de Bachar al Assad. /Photo prise le 20 mi 2012/REUTERS/K

Hervé Ladsous (à droite), chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, a déclaré que la Syrie est désormais en état de guerre civile, 15 mois après le début d'un soulèvement contre le régime de Bachar al Assad. /Photo prise le 20 mi 2012/REUTERS/K - -

NATIONS UNIES (Reuters) - La Syrie est désormais en état de guerre civile, 15 mois après le début d'un soulèvement contre le régime de Bachar al...

NATIONS UNIES (Reuters) - La Syrie est désormais en état de guerre civile, 15 mois après le début d'un soulèvement contre le régime de Bachar al Assad, qui a perdu le contrôle de nombreuses zones urbaines, a déclaré mardi Hervé Ladsous, chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu.

Prié de dire si la situation en Syrie pouvait être qualifiée de guerre civile, le secrétaire général adjoint de l'Onu aux opérations de maintien de la paix a répondu: "Oui, je crois qu'on peut le dire."

Il s'agit de la première fois qu'un responsable de l'Onu de premier plan évoque ouvertement une guerre civile en Syrie.

"A l'évidence, ce qui se passe, c'est que le gouvernement syrien a perdu des pans entiers de territoires dans plusieurs villes au profit de l'opposition et il souhaite reprendre le contrôle de ces secteurs", a-t-il ajouté.

"On a désormais la confirmation de l'utilisation d'hélicoptères de combat, en plus des chars et de l'artillerie", a-t-il dit.

La semaine dernière, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait évoqué un danger "imminent" de guerre civile en Syrie.

Ladsous a également évoqué les tirs qui ont visé des observateurs de l'Onu mardi à Haffeh, dans l'ouest du pays. Des manifestants ont lancé des pierres et des barres de fer sur le convoi et des coups de feu ont même été tirés en direction de trois voitures transportant les "bérets bleus" qui se retiraient.

"L'un des observateurs a été presque blessé. Nous pensions qu'il avait été blessé, mais en fait la balle n'a pas pénétré, touchant seulement sa chaussure. Il y a eu de nombreux impacts (de balle) sur la voiture, c'était bien volontaire", a déclaré le diplomate français.

Selon Ladsous, les tirs semblaient venir de la foule de civils.

Les insurgés encerclés depuis mardi dernier par l'armée syrienne dans la ville de Haffeh ont déclaré ce mardi avoir de plus en plus de difficultés à évacuer les civils pris sous les bombardements.

Kofi Annan, émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe, s'est dit fortement préoccupé par la situation à Haffeh, où il a réclamé le déploiement immédiat d'observateurs.

Louis Charbonneau, Bertrand Boucey et Benjamin Massot pour le service français