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La Côte d'Ivoire élit son assemblée nationale

Bureau de vote à Abidjan. Les Ivoiriens ont commencé dimanche à voter à l'occasion d'un scrutin législatif qui devrait permettre à la coalition du président Alassane Ouattara de consolider son pouvoir dans le pays après une décennie mouvementée. Les résul

Bureau de vote à Abidjan. Les Ivoiriens ont commencé dimanche à voter à l'occasion d'un scrutin législatif qui devrait permettre à la coalition du président Alassane Ouattara de consolider son pouvoir dans le pays après une décennie mouvementée. Les résul - -

par Loucoumane Coulibaly ABIDJAN (Reuters) - Les Ivoiriens ont commencé dimanche à voter à l'occasion d'un scrutin législatif qui devrait permettre...

par Loucoumane Coulibaly

ABIDJAN (Reuters) - Les Ivoiriens ont commencé dimanche à voter à l'occasion d'un scrutin législatif qui devrait permettre à la coalition du président Alassane Ouattara de consolider son pouvoir dans le pays après une décennie mouvementée.

C'est la première fois depuis onze ans que les électeurs ivoiriens élisent leur Parlement. Une sanglante guerre civile a divisé le pays entre Nord et Sud en 2002-2003 et des mois de violences ont suivi le scrutin présidentiel de la fin 2010.

Cinq millions d'électeurs sont attendus dans les isoloirs.

Alassane Ouattara a remporté en novembre 2010 le second tour de l'élection présidentielle mais le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo avait refusé le verdict des urnes. Ouattara a dû attendre le mois d'avril pour chasser et arrêter son rival avec l'appui des Nations unies et de la France.

La coalition pro-Ouattara, qui réunit son parti, le Rassemblement des républicains (RDR), et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), devrait s'imposer sans difficulté lors de ces législatives, d'autant que les partisans de Laurent Gbagbo, aujourd'hui traduit devant la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes contre l'humanité, sont divisés.

Le parti de l'ancien président, le Front populaire ivoirien (FPI), se disant victime de discrimination de la part du nouveau pouvoir, a appelé à boycotter le scrutin. Une dizaine de ses membres ont rejeté cette consigne et se présentent comme candidats indépendants, ce qui leur a valu d'être exclu du FPI.

Dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon, dans le nord d'Abidjan, les électeurs arrivent au compte-gouttes dans certains bureau de vote. D'autres sont encore déserts.

"Tout est calme, nous attendons les électeurs", a déclaré Vanessa N'Dri, qui supervise un bureau de vote de Yopougon et n'a pas encore vu arriver un seul des 400 électeurs inscrits sur son registre.

En raison de tensions et de violences persistantes dans le pays, particulièrement dans l'Ouest, l'armée ivoirienne, soutenue par les Nations unies, a été mobilisée pour assurer la sécurité du vote.

A Gagnoa, ville natale de Gbagbo dans l'Ouest du pays, les tensions restent palpables au sujet du transfert à La Haye de l'ex-président.

"Des SMS circulent dans la région pour demander aux gens de ne pas voter", a rapporté Joël Zadi, qui vit en périphérie de Gagnoa.

Au total, près d'un millier de candidats briguent les 255 sièges de l'Assemblée nationale, selon les chiffres de la commission électorale.

Les résultats du scrutin sont attendus dans le courant de la semaine prochaine.

Avec Ange Aboa, Gregory Schwartz pour le service français