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La Chine se donne dix jours pour construire un hôpital visant à accueillir les victimes du coronavirus

La ville de Wuhan veut rapidement construire un hôpital pour les personnes atteintes du virus

La ville de Wuhan veut rapidement construire un hôpital pour les personnes atteintes du virus - AFP

Un hôpital prêt à accueillir 1000 lits va être construit en un temps record à Wuhan, foyer de l'épidémie de coronavirus, pour accueillir les personnes touchées.

La Chine a engagé ce vendredi la construction d'un hôpital destiné à accueillir d'ici 10 jours un millier de patients victimes du nouveau coronavirus, ont rapporté les médias locaux.

"Résoudre la pénurie de ressources médicales"

Selon des images diffusées à la télévision, des dizaines d'engins de chantier - plus de 10 bulldozers et 35 pelles - étaient occupés jeudi soir à préparer le terrain sur lequel doit s'élever l'établissement à Wuhan, la ville de 11 millions d'habitants au coeur de l'épidémie.

Ce nouvel hôpital sera construit autour d'un complexe de vacances initialement destiné aux travailleurs locaux, rapporte le quotidien officiel Changjiang Daily. Environ 1000 lits seront mis en place dans des préfabriqués. "La construction de ce projet vise à résoudre la pénurie de ressources médicales existantes", explique le quotidien officiel, avant de poursuivre : "Parce que ce seront des bâtiments préfabriqués, non seulement ils seront construits rapidement, mais cela ne coûtera pas cher non plus."

Les travaux doivent être achevés en un temps record et l'hôpital, de 25.000 m², ouvrira ses portes le 3 février, selon l'agence Chine nouvelle. Il accueillera exclusivement des malades de la pneumonie virale d'origine inconnue qui a contaminé depuis décembre 830 personnes, dont 26 mortellement.

La ville de Wuhan, où sont concentrés la grande majorité des cas de contamination, a été placée jeudi de facto sous quarantaine, les habitants n'étant plus autorisés à sortir. 

La Chine avait déjà construit à Pékin un hôpital dans un temps record - une semaine - lors de l'épidémie de Sras en 2003.

M. F avec AFP