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Kouchner : « Très douloureux d’évoquer Ingrid »

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Le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, invité sur RMC, a évoqué l’avancée des négociations autour de la libération d’Ingrid Bétancourt.

Jean-Jacques Bourdin : Ingrid Betancourt est au bord de la mort, c'est ce que dit l'ex-sénateur colombien qui était otage lui aussi. Où en est-on ?

Bernard Kouchner : On en est à écouter M. Perez, et je vous assure que c'est très douloureux d'évoquer notre amie Ingrid Betancourt, notre compatriote, et la façon dont elle a été enchaînée pendant des années, la façon dont elle est traitée, la façon dont cette urgence humanitaire s'impose à tout le monde et à nous d'abord. Les Farcs se croient encore au début de la guerre, où ils avaient pris le maquis contre des dictatures et ils continuent depuis plus de 40 ans. On se pose la question tous les jours avec le Président Sarkozy de savoir comment les libérer. C'est la surface de la France qui est en forêt vierge : 500 000 km², alors ce n'est pas avec notre seule bonne volonté qu'on y arrivera. Il faut avoir un soutien politique, il faut parler. En ce moment, il y a le Conseil de l'Organisation des Etats américains et nous avons rencontré, nous avons téléphoné à tous les chefs d'Etats. Ce qu'a réussi la France en Amérique Latine, on n'entend que ça, nous avons bougé l'ensemble des dirigeants, maintenant c'est une préoccupation latino-américaine, et maintenant personne ne peut pas ne pas penser à tous les otages. Il faut parler et nous ne faisons que ça comme hier encore avec le Président de la République.

La rédaction-Bourdin & Co