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Japon: à Kyoto, les cerisiers n'ont jamais fleuri aussi tôt depuis 1200 ans

Des promeneurs viennent admirer les cerisiers en fleurs, le 26 mars 2021 à Tokyo

Des promeneurs viennent admirer les cerisiers en fleurs, le 26 mars 2021 à Tokyo - Behrouz MEHRI © 2019 AFP

Jamais la floraison des cerisiers de la ville japonaise n'était survenue aussi tôt dans l'année depuis les premiers recensements de données, datant de l'an 812.

Les cerisiers du Japon fleuriront peut-être bientôt en hiver. La floraison de ces arbres symboliques a atteint son pic à Kyoto le 26 mars dernier, selon des données recueillies par l'université de la préfecture d'Osaka, un record de précocité jamais atteint dans l'ancienne capitale.

La floraison des cerisiers, particulièrement sensibles au changement de températures, ne dure que quelques jours seulement. Un spectacle recensé depuis des siècles et plus précisément depuis l'année 812, date à laquelle les journaux de la cour impériale ont commencé à les documenter.

La documentation des festivals des cerisiers à Kyoto, qui remonte au IXe siècle, permet de se faire une bonne idée du climat d'autrefois et démontre la hausse des températures en raison du réchauffement climatique et de l'urbanisation", relève un article paru en 2009 dans la revue scientifique Biological Conservation et relayé par la BBC.

La floraison précoce imputée au réchauffement climatique

Le précédent record enregistré remonte à l'année 1409: la floraison des cerisiers avait alors été observée le 27 mars. Cette année, la ville japonaise de Kyoto a connu un printemps particulièrement chaud.

"Les températures à cette période de l'année étaient basses vers 1820, mais elles ont augmenté de 3,5°C depuis", constate pour CNN Yasuyuki Aono, spécialiste de l’environnement à l’université de la préfecture d’Osaka.

Depuis 1800, le pic de floraison s'est ainsi rapproché de la mi-avril, jusqu'à atteindre le début du mois, et même la fin mars.

"Nos études ont montré que le début de la saison de la floraison des cerisiers est étroitement lié à la température moyenne en février et mars", a déclaré à l'AFP Shunji Ambe, responsable de l’Agence météorologique japonaise.
Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV