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Fusillade en Belgique: après l'inquiétude, les parents retrouvent leurs enfants

Des enfants de la commune bruxelloise de Forest ont été confinés, mardi après-midi, dans deux crèches et écoles. Leurs établissements ont été placés en zone de sécurité après la fusillade qui a éclaté dans le quartier, après une perquisition où des policiers ont été visés par des tirs.

Les parents n'ont pu qu'attendre plusieurs heures, et avec inquiétude, derrière le périmètre de sécurité. Une partie de la commune bruxelloise de Forest était toujours sous contrôle policier mardi soir, après une vaste opération de police liée aux attentats de Paris. Quatre policiers ont été blessés lors d'une perquisition où des coups de feu ont été échangés. Un suspect a été tué, un autre serait toujours en fuite. Par mesure de sécurité, les enfants des écoles à proximité ont été confinés toute l'après-midi pour rester à l'abri. Le maire de la ville a demandé à tous les habitants de rester chez eux tant que l'opération n'était pas terminée.

Mais pour les parents qui attendaient leurs enfants, impossible de rentrer chez eux. Une mère de famille a confié à BFMTV en fin d'après-midi qu'elle était prête à rester le temps qu'il fallait.

"Mon fils de 3 ans est à l'école. Une grosse partie était en sortie scolaire. Le car a été arrêté à un carrefour et les parents ont pu aller les chercher là. Les plus petits 3 ans, 4 ans sont toujours à l'école. Il faut attendre. On n'a aucune nouvelle. Les professeurs nous ont téléphoné pour nous dire qu'ils étaient en sécurité et qu'il n'y avait pas de panique", a-t-elle rapporté.

Notre envoyé spécial à Forest, Patrick Sauce, a pu voir en début de soirée des personnes sortir du périmètre de sécurité. Des parents ont été autorisés à aller chercher leurs enfants confinés dans leur établissement depuis la fusillade. Ils sont apparus extrêmement soulagés avec leurs enfants dans les bras. Les parents ont dû attendre deux heures avant de récupérer leurs enfants. Ils ont entendu avec inquiétude des coups de feu échangés. Le père d'un petit garçon a expliqué avoir reçu un appel du directeur de l'école lui disant qu'il pouvait venir chercher son enfant.

"On vient de nous annoncer qu’on pouvait aller chercher les enfants. On a été escortés par la police", a expliqué ce père serrant son fils dans les bras. "Ils les avaient sécurisés dans une salle de gym ou un réfectoire, et puis après à force d’avoir des échos un peu partout, ils nous ont dit qu’ils étaient en sécurité donc j’étais content", a-t-il ajouté.

Elise Maillard