BFMTV

Frappes en Syrie: Obama salue la "force de la coalition"

Barack Obama a souligné le soutien de ses "amis et partenaires" dans cette opération: Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Jordanie, Bahreïn et Qatar.

Barack Obama a souligné le soutien de ses "amis et partenaires" dans cette opération: Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Jordanie, Bahreïn et Qatar. - Jim Watson - AFP

Les Etats-Unis aidés de leurs alliés arabes ont frappé mardi les jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie. La Jordanie, l'Arabie saoudite, le Koweit, le Qatar et les Emirats arabes unis ont participé à l'attaque, une première.

L'armée américaine et ses partenaires ont mené pour la première fois, dans la nuit de lundi à mardi, des raids contre des positions de l'Etat islamique en Syrie. C'est un tournant dans la lutte contre les jihadistes extrémistes du groupe Etat islamique (EI).

Le président Barack Obama a salué mardi la "force de la coalition", preuve selon lui que les Etats-Unis ne sont pas seuls dans ce combat. "Les peuples et les gouvernements au Moyen-Orient rejettent l'EI et défendent la paix et la sécurité que la région et le monde méritent", a-t-il poursuivi lors d'une brève allocution depuis la Maison Blanche.

Le président américain a par ailleurs confirmé que des frappes avaient été menées pour empêcher une attaque contre des intérêts américains par des membres du groupe Khorassan, formé d'ex-combattants d'Al-Qaïda.

Des pays sunnites dans la coalition

Les frappes ont été menées au moyen d'avions de chasse, de drones, de bombardiers et de missiles Tomahawk tirés depuis des navires américains opérant dans les eaux internationales de la Mer Rouge et du Golfe, selon le Pentagone.

Cinq nations partenaires "ont participé ou appuyé" ces frappes, a annoncé le Pentagone qui a cité la Jordanie, Bahreïn, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Bahreïn et la Jordanie ont confirmé la participation de leurs avions aux raids. La situation est plus floue pour les autres pays. "C'est une réussite politique de réunir dans cette coalition des pays arabes sunnites, la même religion que Daesh. Ils montrent que Daesh ne représente pas l'Islam que eux représentent", estime Dominique Trinquand.

Le général Gilles Desclaux rappelle que "ce n'est pas une guerre américaine". "Le premier soucis de Barack Obama était que des pays arabes participent", ajoute le consultant militaire de BFMTV. "On n'a jamais vu intervenir à la fois des pays aussi divers comme la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Koweit…"

Paris n'intervient pas en Syrie

Le rôle précis de chacun reste inconnu. "Ce n'est pas un hasard si ces frappes son intervenues la veille du début de l'Assemblée générale de l'Onu", estime Jean-Patrick Gaviard. Pour l'ancien chef des opérations armées, les conversations doivent battre leur plein dans les couloirs de l'Onu, où la question de la lutte contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie sera débattue.

De son côté, le gouvernement fera une déclaration sur l'intervention des forces armées en Irak à l'Assemblée nationale mercredi. Paris exclue pour l'instant toute intervention en Syrie.

Karine Lambin