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Rugby: Toulouse bat Biarritz en finale de la Coupe d'Europe

Duel entre le Toulousain Yannick Jauzion (à gauche) et Takudzwa du Biarritz Olympique, au Stade de France. Le Stade Toulousain a remporté la Coupe d'Europe de rugby en battant samedi Biarritz 21-19 en finale. /Photo prise le 22 mai 2010/REUTERS/Pascal Ros

Duel entre le Toulousain Yannick Jauzion (à gauche) et Takudzwa du Biarritz Olympique, au Stade de France. Le Stade Toulousain a remporté la Coupe d'Europe de rugby en battant samedi Biarritz 21-19 en finale. /Photo prise le 22 mai 2010/REUTERS/Pascal Ros - -

PARIS - Le Stade Toulousain a remporté la Coupe d'Europe de rugby en battant samedi Biarritz 21-19 en finale au Stade de France. Service des Sports

PARIS (Reuters) - Toulouse a confirmé son statut de grand d'Europe en dominant samedi Biarritz 21-19 lors d'une finale de Heineken Cup 100% française au Stade de France.

Avec son quatrième sacre après 1996, 2003 et 2005, le Stade Toulousain reste plus que jamais le club titré d'Europe devant la province irlandaise du Munster et les clubs anglais de Leicester et des Wasps, chacun vainqueur à deux reprises.

Le désormais quadruple champion d'Europe s'est fait le spécialiste des finales franco-françaises en Coupe d'Europe après celles gagnées face à Perpignan en 2003 (22-17) et le Stade Français en 2005 (18-12).

Déjà décisif lors de la demi-finale face au Leinster, tenant du titre, l'ouvreur David Skrela, bien aidé par Florian Fritz, auteur d'une pénalité et d'un drop, a concrétisé la domination de Toulouse au pied avec trois pénalités et deux drops.

Pas à son affaire lors de la défaite en demi-finale de Top 14 face à Perpignan vendredi dernier (13-21), la mêlée toulousaine menée par William Servat, élu homme du match, a pris l'ascendant et les intentions de jeu toulousaines ont mis à la faute la défense adverse.

Solide lors des vingt premières minutes puis dominé par le dynamisme toulousain, Biarritz a contesté la victoire toulousaine jusqu'à la dernière seconde grâce au seul essai du match mais perd la seconde finale de son histoire après celle de 2006 face au Munster (23-19).

"Je ressens la joie de tous, de toute notre équipe", a commenté le manager toulousain Guy Novès sur France 2. "Sur ce qu'on a montré, la victoire est largement méritée. Il y a eu cette erreur de défense à la fin. C'est dommage parce que ça nous a fait passer les dix dernières minutes avec beaucoup d'angoisse. Mais c'est un joli titre acquis avec beaucoup de solidarité."

OPPOSITION DE STYLES

En première période, la première action toulousaine a préfiguré l'opposition de style des deux finalistes. Mieux organisés en touche, les Biarrots ont contrôlé le ballon sans pour autant mettre en danger la défense de Toulouse.

Comme à leur habitude, les attaquants toulousains ont produit beaucoup de jeu pour franchir à plusieurs reprises le rideau défensif, mais sans parvenir à marquer un essai.

Les deux équipes se montraient hésitantes en conquête, en touche pour les Toulousains avec trois pertes de balles, en mêlée pour les Biarrots, avec deux pénalités et deux coups-francs en leur défaveur.

Dans un style différent, chacune des deux équipes a bonifié ses temps forts. Dimitri Yachvili s'est nourri de l'indiscipline adverse pour creuser un écart de six points en passant trois pénalités.

Toulouse a répondu grâce à son pouvoir d'accélération supérieur et son ascendant en mêlée fermée. Les Toulousains ont plus souvent joué dans le camp adverse pour passer devant au score après trois pénalités de David Skrela et un drop de Florian Fritz.

Au cours de la seconde période, le scénario n'a pas changé. Par son jeu de passe debout, Toulouse a trouvé des espaces dans la défense basque.

Même réduits à sept à la 48e minute après l'expulsion temporaire du deuxième ligne Patricio Albacete, coupable d'un plaquage sans ballon sur Benoît August qui aurait pu marquer un essai, les avants toulousains ont monopolisé le ballon pour permettre à Skrela de passer deux drops décisifs.

Beaucoup mieux physiquement, Toulouse a inscrit six points lors de son infériorité numérique tout en bloquant les initiatives basques. Cantonnés dans leur camp, les Biarrots ont subi les déferlantes toulousaines sans réagir.

Mené 21-12 à huit minutes de la fin de la rencontre, Biarritz a jeté ses dernières forces dans la bataille. Sur un mouvement au large, l'ailier Takudzwa Ngwenya a réussi à prendre l'intervalle et a servi parfaitement à hauteur Karmichael Hunt pour le seul essai de la rencontre. Valentin Courrent a ramené le BO à deux points du Stade Toulousain.

Au cours de dernières minutes irrespirables, l'alignement toulousain a retrouvé un peu d'efficacité pour capter deux ballons chauds dans ses 22 mètres. Même une ultime chevauchée de Ngwenya n'a pas déstabilisé les hommes de Guy Novès.

Eliminé en demi-finale du Top par Perpignan (21-13) vendredi dernier, Toulouse s'est adjugé un quatrième titre européen en six finales disputées.

Mathieu Baratas, édité par Patrick Vignal