BFMTV

Journaliste tuée à Malte: le Parlement européen pour une "enquête internationale"

Des personnes manifestent pour que justice soit rendu après la mort de la journaliste et bloggeuse anti-corruption Daphne Caruana.

Des personnes manifestent pour que justice soit rendu après la mort de la journaliste et bloggeuse anti-corruption Daphne Caruana. - Matthew Mirabelli / AFP

Après un hommage rendu à la journaliste maltaise anti-corruption, le président du Parlement européen demande une "enquête internationale" pour élucider son assassinat.

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a demandé ce mardi une "enquête internationale" pour élucider l'assassinat à la voiture piégée de la journaliste et blogueuse anti-corruption Daphne Caruana Galizia.

"Je pense qu'Europol doit aussi être impliquée, dans le cadre d'une enquête internationale", a déclaré Antonio Tajani après avoir appelé les autorités maltaises à faire "tous les efforts nécessaires" pour retrouver les responsables. 

Un hommage rendu au Parlement européen

Daphné Caruana Galizia, tuée le 16 octobre, "était une sentinelle, un soldat en première ligne dans la défense de nos valeurs", a affirmé Antonio Tajani en lui rendant hommage devant les eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg.

"L'homicide de Daphné ne doit pas rester impuni (...) Avec quelle crédibilité pouvons-nous défendre les journalistes du monde, si nous ne sommes pas capables de leur offrir protection et justice chez nous?", a-t-il poursuivi.

Le président du Parlement européen a annoncé que la salle de presse installée au sein du siège de l'institution à Strasbourg porterait désormais le nom de la journaliste maltaise. Les eurodéputés ont observé une minute de silence, en présence de membres de la famille de la défunte, dont certains accusent les autorités maltaises de complicité dans le drame.

Un million d'euros de récompenses pour des informations

La journaliste de 53 ans, souvent qualifiée de "Wikileaks à elle toute seule", avait révélé plusieurs scandales, s'attaquant avec virulence à des proches du Premier ministre travailliste Joseph Muscat mais aussi plus récemment au chef de l'opposition nationaliste (centre droit).

Le gouvernement maltais a promis une récompense d'un million d'euros à quiconque apporterait des informations permettant d'aboutir à l'identification des responsables de l'assassinat.

S.Z avec AFP