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Référendum en Italie: après le rejet massif de son projet de réforme, Renzi démissionne

Les Italiens ont rejeté massivement le projet de réforme constitutionnelle proposé par Matteo Renzi lors du référendum qui se tenait dimanche en Italie. Peu après minuit, le chef du gouvernement a annoncé sa démission.

Les Italiens ont rejeté massivement le projet de réforme constitutionnelle proposé par Matteo Renzi lors du référendum qui se tenait dans le pays dimanche. D'après les sondages de sortie des urnes, le non rassemblerait près de 60%, contre un chiffre située autour de 38% pour le oui, à 23 heures 30. Un résultat légèrement pondéré par les premiers dépouillements, qui situent le non à 59,1% et le oui à 40,9%.

Un résultat qui, sans surprise, a conduite le chef du gouvernement à démissionner. Lors d'un discours prononcé depuis le Palais Chigi, siège du gouvernement, le président du Conseil a confirmé son départ. Matteo Renzi, 41 ans, était arrivé au pouvoir en février 2014. Il quittera ses fonctions lundi.

"J'ai perdu, je le dis à voix haute, même si j'ai la gorge nouée", a-t-il déclaré, ému. "J'assume toutes les responsabilités de la défaite. Je dis aux amis du "oui", j'ai perdu, pas vous", a-t-il ajouté. 

La participation a atteint un niveau record lors du référendum, puisqu'elle était estimée à 68,6% à 23 heures. A 20 heures dimanche, la participation dépassait déjà 57%.

Référendum pour ou contre Renzi

Le référendum, porté par le président du Conseil, s'est transformé peu à peu en plébiscite pour ou contre Matteo Renzi. Ces résultats sont donc à interpréter selon deux niveaux. Ce n'est peut-être pas tant la réforme qui a été rejetée, que la personne du chef du gouvernement. 

La réforme constitutionnelle défendue Par Matteo Renzi concernait à la fois le Sénat, la Chambre des députés et la loi électorale. Elle prévoyait notamment de réduire drastiquement les pouvoirs du Sénat, doté actuellement des mêmes pouvoirs que la Chambre des députés, mais aussi une limitation des prérogatives des régions, et la suppression des provinces italiennes.

C.V. avec AFP