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Italie: le frère d'un repenti de la mafia exécuté en pleine rue

L'homme était placé sous protection de l'Etat.

L'homme était placé sous protection de l'Etat. - OLIVIER MORIN / AFP

Mardi en Italie, le frère d'un repenti de la mafia a été exécuté en pleine rue.

Un Calabrais de 51 ans, frère d'un repenti de la mafia, a été exécuté en pleine rue le jour de Noël dans le centre historique de la tranquille ville portuaire italienne de Pesaro (centre est).

Selon des sources policières et judiciaires citées mercredi par la presse, l'homme était placé sous protection de l'Etat depuis que son frère, un ex-membre de la 'Ndrangheta (mafia calabraise), avait collaboré avec la justice italienne.

Criblé de balles

Mardi vers 18h30 locales, Marcello Bruzzese a été criblé de balles de calibre 9 mm par deux hommes aux visages dissimulés.

Les tueurs, qui se sont enfuis à pied, ont attendu qu'il gare sa voiture sous le logement où il habitait depuis trois ans avec sa femme et ses deux enfants. Ils l'ont immédiatement tué dans l'habitacle de son véhicule.

La victime avait été grièvement blessé dans sa jeunesse en 1995, dans sa Calabre natale, au cours d'une embuscade qui avait coûté la vie à son père et à l'époux de sa soeur.

Règlement de compte

Son frère Girolamo Bruzzese, dit "Mommo", s'était livré à la police en 2003 après avoir tiré sur le puissant chef de clan calabrais Teodoro Crea dont il était un homme de confiance, détaille le journal Il Fatto Quotidiano

Teodoro Crea, originaire de la commune de Rizziconi et à la tête de l'un des clans les plus sanguinaires de la région du port de marchandises de Gioa Tauro, s'était remis de ses blessures. 

"Mommo" Bruzzese (dont le père avait déjà été le bras droit de Teodoro Crea) avait révélé à la justice des secrets du clan, notamment ses liens avec des entrepreneurs ou des hommes politiques locaux, ce qui avait conduit à des arrestations. 

Les enquêteurs devront encore confirmer l'hypothèse extrêmement probable d'un règlement de compte par des membres du crime organisé. Ils devront aussi déterminer comment les tueurs ont pu retrouver la trace de leur cible.

B.L. avec AFP