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La Grèce vote un nouveau plan de rigueur contesté par son peuple

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La Grèce a accepté l'austérité imposée par ses créanciers pour échapper à la faillite et rester dans la zone euro, après un vote du parlement, violemment contesté lors de manifestations.

A l'issue d'une soirée marquée par de violentes manifestations anti-austérité à Athènes, le programme économique, qui comporte un paquet de mesures d'austérité en échange d'un nouveau renflouement financier du pays par ses créanciers institutionnels et d'une opération d'effacement de dette supportée par ses créanciers privés, a été adopté à la majorité des voix.

Le texte a reçu l'approbation des deux principaux partis, les socialistes du Pasok et la droite de la Nouvelle-Démocratie, qui participent au gouvernement de la coalition gouvernementale du Premier ministre Lucas Papademos.

Les membres du gouvernement avaient solennellement mis en garde contre des scénarios d'apocalypse ou de "chaos" pour la Grèce, si les députés votaient contre le programme, en affirmant que le pays serait alors conduit à se déclarer rapidement en cessation de paiement, et à sortir à plus ou moins long terme de l'euro.