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Fusillade à Liège: la Belgique rend hommage aux policières assassinées

Les obsèques ont eu lieu au centre funéraire de Liège.

Les obsèques ont eu lieu au centre funéraire de Liège. - Yorik Jansens - AFP

Les obsèques des deux policières assassinées il y a une semaine dans l'attaque jihadiste de Liège se déroulent ce mardi dans la ville meurtrie. Tous les services de police sont représentés.

Une semaine jour pour jour et quasiment heure pour heure. La Belgique rend ce mardi un ultime hommage aux deux policières assassinées dans l'attaque jihadiste revendiquée par Daesh mardi dernier à Liège. Les obsèques des deux fonctionnaires ont débuté à 10 heures au centre funéraire de la ville, en présence du Premier ministre, Charles Michel, et du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon.

Des centaines de policiers sont venus rendre hommage à leurs collègues, Lucile Garcia, 54 ans, et Soraya Belkacemi, 44 ans, tuées dans l'attaque terroriste alors qu'elles patrouillaient dans les rues de Liège. La police locale, à laquelle appartenaient les deux victimes, est fortement représentée ainsi que la police fédérale. Des motards ont également accompagné les deux corbillards qui ont emprunté un long parcours dans les rues de la ville.

Policières et mères de famille

L'assassinat, mardi dernier, de Lucile Garcia et de Soraya Belkacemi a suscité une vive émotion, dans un pays déjà visé à de nombreuses reprises par des attaques terroristes. "Horreur", "barbarie", "tragédie": les mêmes mots qu'il y a deux ans sont revenus la semaine dernière dans tous les commentaires, le profil des deux victimes, décrites comme "femmes, mères et policières merveilleuses", venant accentuer les sentiments de peine et d'injustice.

La première était mère d'un fils de 25 ans, et la seconde de deux jumelles adolescentes qui avaient déjà perdu leur père en 2005. Le chef de la police de Liège a rendu hommage à ces deux policières, "parmi les meilleures de leur service", les décrivant comme "pleines de courage, de valeurs, de respect et d’engagement. "Nous plions mais nous ne céderons pas, a-t-il ajouté. Notre genou est à terre, nous ne sommes pas tombés."

Liège
Liège © -

Le 29 mai, vers 10h30, sur une grande artère du centre de Liège, Benjamin Herman, délinquant radicalisé de 31 ans qui bénéficiait d'un congé pénitentiaire, a tué les deux policières et l'étudiant en criant plusieurs fois "Allahou akbar". Il a ensuite été abattu par les forces de l'ordre. Les faits ont été qualifiés d'"assassinats terroristes" par la justice belge, et revendiqués le 30 mai par Daesh.

Selon les premiers éléments, l'assaillant voulait "clairement" s'en prendre à la police. Et son modus operandi - agresser d'abord au couteau les fonctionnaires pour dérober leurs armes - rappelle celui que vante régulièrement Daesh dans sa propagande sur Internet, a souligné le parquet fédéral. En Belgique, le souvenir de l'attaque survenue le 6 août 2016 à Charleroi a immédiatement resurgi. Ce jour-là, un Algérien s'en était pris avec une machette à deux policières devant le commissariat aux cris de "Allahou akbar". Elles avaient été blessées au visage et au cou, et l'assaillant abattu. Daesh avait revendiqué l'acte.

J.C.