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Europe: un réseau de passeurs kosovars démantelé

Deux policiers vérifient un camion à la recherche d'éventuels clandestins entre la France et l'Italie (image d'illustration)

Deux policiers vérifient un camion à la recherche d'éventuels clandestins entre la France et l'Italie (image d'illustration) - Jean-Pierre Clatot - AFP

Plusieurs interpellations de personnes impliquées dans un réseau de transports de clandestins kosovars ont été interpellés lors d'une opération menée en simultanée dans plusieurs pays d'Europe.

Un important réseau de transport irrégulier et d'aide au séjour de clandestins kosovars a été démantelé mardi en Europe avec l'interpellation de 41 suspects dans six pays différents, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Les personnes interpellées sont soupçonnées d'être impliquées dans un réseau de transport irrégulier de ressortissants kosovars vers l'Europe, en passant par la Serbie, et d'aide à l'installation dans les pays européens, a indiqué à l'AFP la vice-procureure à Besançon Margaret Parietti, en charge du volet français de l'affaire. Outre le transport, le réseau aidait également les clandestins dans leurs démarches administratives pour s'installer et résider en Europe.

11 suspects arrêtés en France

Les 41 personnes ont été interpellées concomitamment mardi à l'aube, dont 11 en France, 16 en République tchèque, six en Autriche, trois en Hongrie, trois au Kosovo et deux en Slovénie. L'opération avait mobilisé 347 policiers des différents pays concernés.

En France, 10 suspects ont été interpellés dans le Doubs, à Besançon, dont le principal organisateur du réseau, un Kosovar de 31 ans. Une onzième personne a été interpellée dans la Nièvre, a précisé la magistrate.

L'opération, baptisée opération Falco, a été initiée par la Hongrie, puis six personnes suspectées de trafic de migrants avaient été interpellées en juin 2014 en Autriche. Cette première vague d'interpellations avait permis aux enquêteurs de remonter jusqu'au logisticien bisontin.

En France, les membres présumés du réseau devraient être présentés jeudi devant le parquet à Besançon, à l'issue de leur garde à vue. 

S.V. avec AFP