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Dissolution de l'ETA: une "conférence internationale" prévue le 4 mai au Pays basque

Graffiti représentant le logo de l'ETA dans le village basque de Bermeo dans le nord de l'Espagne, le 30 mars 2017 -

Graffiti représentant le logo de l'ETA dans le village basque de Bermeo dans le nord de l'Espagne, le 30 mars 2017 - - ANDER GILLENEA, AFP/Archives

Une "conférence internationale" est prévue le 4 mai prochain à Cambo-les-Bains au Pays Basque français pour officialiser la dissolution de l'organisation indépendantiste ETA.

Une "conférence internationale" pour une "paix juste et durable" au Pays Basque se tiendra le 4 mai à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), a annoncé ce lundi Raymond Kendall, expert du Groupe international de contact (GIC) qui négocie pour mettre fin à ce conflit vieux de près de 60 ans.

43 ans de violences

Alors qu'il a été annoncé jeudi que l'organisation indépendantiste basque ETA prononcerait début mai sa dissolution, l'expert britannique, ancien secrétaire général d'Interpol, a souligné que ce rendez-vous du 4 mai "sera primordial dans l'avancement du processus de paix définitif", lors d'une conférence de presse à Bayonne.

L'ETA, née en 1959 lors de la lutte contre le franquisme, a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après 43 ans de violences au nom de l'indépendance du Pays basque et de la Navarre.

Étape majeure vers la paix, elle a livré le 8 avril 2017 aux autorités françaises une liste de huit caches d'armes, toutes situées dans les Pyrénées-Atlantiques, un geste salué par Paris, mais insuffisant pour l'Espagne.

Le pardon des victimes 

Vendredi enfin, l'ETA a pour la première fois demandé "pardon" à ses victimes, préambule à la dissolution unilatérale du groupe séparatiste exigée par Madrid. 

"Les Basques ont apporté la preuve de leur détermination à aller de l'avant vers la mise en place d'une paix juste et durable (...) Nous sommes certains que de nouvelles avancées se produiront dans un futur proche, au mois de mai", a souligné Raymond Kendall, qui s'exprimait en français.

L'expert et ses collègues du GIC croient qu'existent aujourd'hui "les conditions à même de favoriser des progrès importants dans la recherche de notre objectif ultime".

Une paix juste et durable

"Le moment est venu de renouveler notre engagement en faveur de la paix", a conclu Raymond Kendall, après avoir invité "toutes les organisations civiles et politiques" à participer à la rencontre de Cambo-les-Bains pour "poser un nouveau jalon sur le chemin de la paix".

Au total, 829 morts sont imputés à l'ETA (Euskadi Ta Askatasuna ou "Pays basque et Liberté" en français), tandis qu'au moins 62 de ses militants ont été tués par des groupes parapoliciers.

M. F. avec AFP