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Copenhague: l'auteur des deux fusillades abattu 

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- - Martin Sylvest - Scanpix Denmark - AFP

Un homme qui avait ouvert le feu sur la police a été abattu par les forces de l'ordre, quelques heures après deux fusillades à Copenhague qui ont fait deux morts et cinq blessés dans la capitale danoise, a indiqué la police dimanche matin.

La police a abattu un homme dimanche matin à Copenhague quelques heures après deux fusillades qui ont fait deux morts et cinq blessés dans la capitale danoise.

L'homme abattu venait d'ouvrir le feu sur les forces de l'ordre, a précisé la police, qui "cherche désormais à savoir si la personne pourrait être derrière les fusillades" de samedi dans un centre culturel et près de la synagogue de Copenhague.

L'échange de coups de feu entre l'homme et la police a eu lieu dans le quartier populaire de Noerrebro, où les autorités avaient placé un logement sous surveillance.

"A un moment donné, une personne qui pourrait être en lien avec l'enquête est arrivée sur place", a expliqué la police. Quand les agents l'ont apostrophé, "il a ouvert le feu". Aucun policier n'a été blessé.

Fusillades: "Nous pensons qu'il s'agit du même homme"

La police de Copenhague pense avoir abattu l'auteur des deux attaques. "Nous pensons qu'il s'agit du même homme qui est l'auteur des deux fusillades", a dit un porte-parole de la police, Torben Moelgaard Jensen, lors d'une conférence de presse.

Lors de la première attaque, vers 16h (heure française), un homme a criblé de balles un centre culturel où se tenait un débat sur l'islamisme et la liberté d'expression, faisant un mort dans l'assistance, un homme âgé de 55 ans, et blessant trois policiers.

Puis, des coups de feu ont retenti après minuit près de la synagogue de Copenhague. Une personne a été blessée à la tête et est morte des suites de ses blessures, un policier a été blessé à la jambe et un autre au bras.

L'homme tué près de la synagogue de Copenhague était juif

"La police était déjà sur place. Une personne est arrivée et a commencé à tirer", a déclaré le porte-parole de la police Allan Teddy Wadsworth-Hansen, précisant que la vie des policiers n'était pas en danger. Il a refusé de préciser si le civil décédé avait un lien avec la synagogue.

Selon une association communautaire juive, le jeune homme tué était un juif qui surveillait les accès aux bâtiments pendant qu'une cérémonie avait lieu à l'intérieur. "La police était déjà sur place. Une personne est arrivée et a commencé à tirer", a déclaré le porte-parole de la police, Allan Teddy Wadsworth-Hansen, précisant que la vie des policiers n'était pas en danger.

Les forces de l'ordre ont diffusé dans la soirée une photo, apparemment prise dans un parking, d'un homme vêtu d'une doudoune foncée et d'un bonnet ou d'une cagoule bordeaux, avec un signalement: 25 à 30 ans, environ 1,85 m, athlétique.

Des secteurs de la capitale danoise ont été bouclés mais "il ne s'agit pas d'un couvre-feu général. Les gens peuvent se déplacer dans Copenhague, en sécurité", a affirmé le porte-parole.

Après la première fusillade, la chef du gouvernement danois, Helle Thorning-Schmidt, a dénoncé "un acte de violence cynique". Elle estime que "tout porte à croire que la fusillade (...) était un attentat politique et de ce fait un acte terroriste".

"C'était la même intention qu'à Charlie Hebdo"

Paris a immédiatement condamné "avec la plus grande fermeté" cette "attaque terroriste". Washington a évoqué une attaque "déplorable" et proposé d'apporter son aide à l'enquête. Joint par l'AFP, l'ambassadeur de France au Danemark, François Zimeray, a décrit un assaut brutal sur le centre culturel, au sein duquel se trouvait notamment l'artiste et caricaturiste suédois Lars Vilks, qui a été l'objet de plusieurs menaces et d'agressions depuis la publication à l'été 2007 d'un dessin représentant le prophète Mahomet avec un corps de chien.

"Ils nous ont tiré dessus de l'extérieur. C'était la même intention que (l'attaque contre) Charlie Hebdo sauf qu'ils n'ont pas réussi à entrer", a-t-il déclaré. L'attaque par deux jihadistes français contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, le 7 janvier à Paris, avait fait 12 morts. Les assaillants avaient pénétré dans la salle de rédaction et y avaient ouvert le feu, avant de tuer un policier dans leur fuite. Deux jours plus tard, un homme lié aux deux jihadistes avait pris en otage plusieurs personnes dans une supérette cacher à Paris, faisant quatre morts dans la communauté juive.

M. P. avec AFP