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Alerte terroriste: Bruxelles déserte et à l'arrêt

Bruxelles et ses rues désertes, le 21 novembre 2015.

Bruxelles et ses rues désertes, le 21 novembre 2015. - Nicolas Maeterlinck - AFP

Bruxelles a pris des airs de ville fantôme, ce samedi, après la mise en place de mesures de sécurité impressionnantes, en raison d'une menace terroriste "précise et imminente", une semaine après les attentats qui ont endeuillé Paris.

Placée en état d'alerte maximale en raison d'un "risque d'attentat" "imminent", Bruxelles s'est transformée en ville fantôme ce samedi. Transports et magasins ont été fermés et les forces de l'ordre ont été massivement déployées, par crainte d'une réplique des attentats de Paris, donnant à la capitale belge un air de ville en état de siège.

Métro fermé et ville à l'arrêt

Le gouvernement belge a relevé dans la nuit son niveau d'alerte terroriste au niveau 4 pour la région bruxelloise, l'aéroport de Bruxelles et la commune flamande de Vilvorde, d'où sont issus plusieurs jeunes qui se sont radicalisés. Le Premier ministre, Charles Michel a invoqué un "risque d'attentat tel que déroulé à Paris" commis par "des individus avec armes et explosifs, à plusieurs endroits de la capitale". De son côté, le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, a fait part d'une "menace précise et imminente".

Les Bruxellois sont appelés à éviter "les concerts, les grands événements et rassemblements, les gares et aéroports, les transports en commun".

Concrètement, toutes les stations de métro sont fermées dans la capitale belge, et ne vont pas rouvrir avant dimanche après-midi, dans le meilleur des cas. Une mesure exceptionnelle, car même lors d'une précédente alerte 4 en Belgique, le métro avait continué à fonctionner. Un grand nombre d'événements ont été annulés dont deux concerts de Johnny Hallyday ce week-end au Heysel, dans la région bruxelloise. Les centres commerciaux sont fermés ainsi qu'un grand nombre de musées, l'Atomium et des complexes de cinéma.

Plusieurs photos postées sur Twitter montrent des rues désertes, des rideaux de fer baissés devant les boutiques et une ville vidée de ses habitants .

Le métro et les rues de Bruxelles vides, le 21 novembre.
Le métro et les rues de Bruxelles vides, le 21 novembre. © Nicolas Maeterlinck - AFP
Une station de métro, à Bruxelles, le 21 novembre.
Une station de métro, à Bruxelles, le 21 novembre. © John Thys - AFP
Magasins et centres commerciaux ont baissé leurs rideaux, à Bruxelles, le 21 novembre.
Magasins et centres commerciaux ont baissé leurs rideaux, à Bruxelles, le 21 novembre. © John Thys - AFP

L'aéroport de Bruxelles a de son côté assuré que les passagers pouvaient "prendre leur avion comme d'habitude". "Aéroport = accessible", précise-t-on sur le compte Twitter de l'aéroport.

Un impressionnant dispositif policier et militaire a par ailleurs été déployé dans les rues de la capitale. 

Des militaires déployés au centre-ville de Bruxelles, le 21 novembre.
Des militaires déployés au centre-ville de Bruxelles, le 21 novembre. © John Thys- AFP

Interpellation d'un suspect en lien avec les attaques de Paris 

Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, a souligné que ces "fermetures exceptionnelles" avaient pour objectif de "dégager de la capacité policière" afin de répondre à la menace terroriste. La situation sera réévaluée dimanche après-midi, avec la tenue d'un nouveau conseil de sécurité nationale, a précisé le chef du gouvernement. Un numéro de crise a également été mis en place, le 1771, pour se tenir informé et recevoir des conseils.

Ces mesures impressionnantes sont intervenues plusieurs heures après qu'un suspect arrêté en Belgique a été inculpé pour terrorisme par la justice belge en lien avec les attentats jihadistes qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre. Ce suspect, dont l'identité n'a pas été rendue publique, est le troisième à être inculpé en Belgique en lien avec les attentats de Paris. 

A.S.