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Trois ados jugés pour l'agression d'un couple de lesbiennes dans un bus londonien

Melania Geymonat a dévoilé sur Facebook la photographie de son visage ensanglanté, et de celui de sa petite amie Chris, après avoir été attaquées dans un bus londonien.

Melania Geymonat a dévoilé sur Facebook la photographie de son visage ensanglanté, et de celui de sa petite amie Chris, après avoir été attaquées dans un bus londonien. - Facebook / Melania Ps

En mai dernier, dans un bus londonien, un groupe de jeunes hommes avait exigé que les deux femmes s'embrassent pour qu'ils puissent les "regarder". Elles avaient ensuite été frappées et volées.

Le procès de trois adolescents accusés d'avoir agressé un couple de femmes qui avait refusé de s'embrasser dans un bus londonien en mai, agression qui avait suscité une vague d'indignation, s'est ouvert ce jeudi devant la justice britannique.

Les garçons de 15, 16 et 17 ans, qui comparaissaient devant un tribunal pour mineurs de Londres, ont reconnu avoir menacé les deux jeunes femmes. Melania Geymonat, une Uruguayenne de 28 ans, et sa petite-amie Christine Hannigan étaient assises en haut d'un bus à étage qui roulait à Camden, dans le nord de Londres, tôt le matin du 30 mai lorsqu'elles avaient été agressées.

Melania Geymonat avait posté sur Facebook une photo la montrant saigner du nez, la chemise couverte de sang, tandis qu'à ses côtés son amie avait le visage éclaboussé de sang et semblait bouleversée.

Frappées et volées 

La jeune Uruguayenne avait expliqué sur le réseau social que sa petite amie et elle se trouvaient dans un bus de nuit lorsqu'un groupe de jeunes hommes les avait prises à partie, "exigeant que nous nous embrassions pour qu'ils puissent nous regarder, nous traitant de lesbiennes et décrivant des positions sexuelles". Puis elle avait raconté que les adolescents les avaient frappées et volées. Les deux femmes avaient dû être emmenées à l'hôpital.

Theresa May, à l'époque Première ministre, avait qualifié de "répugnante" cette attaque qui avait suscité une vague d'indignation et d'émotion.

Quatre adolescents âgés de 15 à 17 ans avaient été inculpés pour agression à caractère haineux. Les accusations envers un garçon de 17 ans avaient finalement été abandonnées. Le procès des trois garçons est prévu pour durer deux jours.

C.Bo. avec AFP