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Angleterre

Brexit: les deux camps au coude-à-coude à deux semaines du vote

Des affiches annonçant le débat télévisé du 7 juin sur le Brexit, entre le Premier ministre David Cameron et le leader du parti Ukip, Nigel Farage.

Des affiches annonçant le débat télévisé du 7 juin sur le Brexit, entre le Premier ministre David Cameron et le leader du parti Ukip, Nigel Farage. - Adrian Dennis - AFP

Les résultats du référendum sur une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, qui se tiendra le 23 juin prochain, s'annoncent très serrés, selon les derniers sondages. Pour tenter de convaincre les ultimes indécis, David Cameron, favorable à un maintien dans l'UE, et Nigel Farage, leader du parti Ukip et partisan du "oui" à une sortie de l'UE, s'affronteront lors d'un débat télévisé, ce mardi soir.

A à peine plus de 15 jours du scrutin, le suspens reste entier. Alors que le oui et le non au Brexit (contraction de British Exit) sont à égalité, selon les derniers sondages, chaque camp tachera, ce mardi soir, de faire basculer la tendance en sa faveur lors du référendum du 23 juin, sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. 

Le Premier ministre David Cameron, partisan du maintien dans l'UE, et le chef du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, favorable à une sortie de l'UE, s'affronteront lors d'un débat télévisé diffusé sur la chaîne ITV à 22 heures françaises, et qui intervient alors que les inscriptions sur les listes électorales seront closes à minuit.

Double mission pour Cameron 

Toutefois, les deux hommes, bien que farouchement opposés sur la question, ne se lanceront pas dans un face-à-face direct, mais répondront séparément aux questions du public.

Bien qu'il avait exclu de participer à un débat proprement dit face à l'un des champions du camp du Brexit, issus pour la plupart de son propre parti, David Cameron s'est fixé deux missions. Premièrement, il veut convaincre les réfractaires et retardataires de s'enregistrer sur les listes électorales, alors qu'une faible participation pourrait favoriser le camp du Brexit, qui est plus mobilisé. Ensuite, il veut persuader les quelque 10% d'indécis de se prononcer en faveur d'un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, à l'heure où les sondages restent très serrés.

51% partout

Lundi, selon une moyenne des six derniers sondages établie par le site WhatUKThinks, le camp du Brexit l'emportait avec 51% des voix, une première en près d'un mois, faisant chuter la livre à son plus bas niveau en trois semaines et demie. Mais mardi, cette même moyenne donnait à nouveau le camp du maintien en tête, à 51% également.

Les mises en garde contre une sortie du Royaume-Uni du bloc des 28, émanant tant de chefs d'Etat que d'institutions économiques internationales, se sont multipliées ces dernières semaines. Mardi, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Roberto Azevedo a ainsi prévenu que le Royaume-Uni devrait s'acquitter de 5,6 milliards de livres (7,2 milliards d'euros) de droits de douane supplémentaires par an en cas de Brexit.

Accélération des inscriptions

Les inscriptions, pour la plupart réalisées en ligne, se sont accélérées ces derniers jours, particulièrement chez les jeunes. Vendredi dernier, Facebook a lancé une campagne pour inciter ses quelques 30 millions d'utilisateurs britanniques à s'enregistrer sur les listes électorales.

Résultat: les inscriptions sont passées de 73.200 dans la journée de jeudi à 192.000 vendredi. Lundi, 226.000 inscriptions ont été recensées (contre 34.500 le lundi précédent), dont 148.200 chez les moins de 34 ans.

Adrienne Sigel, avec AFP