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États-Unis: le camp Trump prend ses distances avec le nouveau parti politique des "patriotes"

Donald Trump lors d'un meeting de campagne pour les sénatoriales de Géorgie, le 5 décembre 2020 à Valdosta. (Photo d'illustration)

Donald Trump lors d'un meeting de campagne pour les sénatoriales de Géorgie, le 5 décembre 2020 à Valdosta. (Photo d'illustration) - ANDREW CABALLERO-REYNOLDS © 2019 AFP

Certaines rumeurs affirmaient que Trump songeait à créer un nouveau parti politique des "patriotes", et que son comité de campagne participait à une collecte de fonds pour le parti.

"Je reviendrai d'une manière ou d'une autre": avec ces mots prononcés lors de son dernier discours de président des États-Unis sur une base aérienne du Maryland, Donald Trump avait prévenu qu'il trouverait un moyen de rebondir dans la sphère politique.

Il y a quelques jours, certains médias américains dont le Wall Street Journal affirmaient même que Trump songeait à créer un nouveau parti politique.

Ce 22 janvier, un certain Michael Joseph Gaul, dont le statut n'est pas précisé, a ainsi déposé à la Commission électorale fédérale un document affirmant que le comité de campagne de Trump (Donald J. Trump For President, DJTFP) et une nouvelle formation baptisée le Parti patriote ("Patriot Party") lançaient conjointement une collecte de fond.

"Nous n'avons rien à voir avec cela"

Pourtant, lundi, le comité de campagne a rejeté toute affiliation avec ce Parti patriote, rapportent nos confrères américains du Guardian.

Cette déclaration a été transmise à la Commission électorale fédérale "par crainte de confusion parmi le public qui pourrait être induit en erreur en pensant que les activités du Parti patriote ont été autorisées par Monsieur Trump ou la DJTFP ou que des contributions à ce comité non autorisé sont faites".

Dans un message texte, le porte-parole de Trump, Jason Miller, a déclaré au média américain Axios ne pas avoir connaissance de ce projet.

"Nous ne soutenons pas cet effort, n'avons rien à voir avec cela et ne le savons que par le biais de rapports publics".

Le 9 février, Donald Trump devra comparaître devant le Sénat pour "incitation à l'insurrection" après l'invasion par ses partisans du Capitole, le 6 janvier. Il est le premier président américain visé deux fois par une procédure de destitution. Si Trump est condamné, il ne sera plus possible pour lui de se présenter à nouveau à l'élection présidentielle américaine.

Shéhérazade Ben Essaid