BFMTV

Donald Trump n'aime pas Paris et il aime le répéter

Donald Trump, le nouveau président du monde libre.

Donald Trump, le nouveau président du monde libre. - MANDEL NGAN / AFP

Le désormais 45e président des Etats-Unis a à plusieurs reprises fait référence à la capitale française en des termes peu élogieux.

Les urnes ont livré leur verdict: Donald Trump, le magnat mégalo de l'immobilier a été élu à une large majorité face à sa rivale démocrate, l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Le nouveau locataire de la Maison blanche s'est fait une spécialité des attaques en bonne et due forme envers à peu près tout et tout le monde. La ville de Paris n'a pas fait exception à la règle.

Dans un pays où le port d'armes à feu est inscrit comme un droit fondamental dans la Constitution, difficile d'admettre que le quidam moyen se déplace sans être muni d'un moyen de se défendre. Au lendemain des attaques terroristes du 13-Novembre, qui ont provoqué la mort de 129 personnes au Bataclan, au Stade de France et rue de Charonne, le candidat républicain s'est fendu d'une critique acerbe envers la législation stricte qui encadre le port d'armes en France.

"Quand vous regardez Paris, qui applique l'une des législations les plus restrictives en matière d'armes dans le monde... Personne n'avait d'armes hormis les méchants. Personne n'avait d'armes. Personne", a déclaré Donald Trump lors d'un meeting à Beaumont, au Texas. "Ils les abattaient juste un à un et ils (les forces de sécurité) ont fini par forcer le passage et il y a eu une fusillade qui a fini par tous les tuer. Vous pouvez dire ce que vous voulez, s'ils avaient eu des armes, si nous avions eu des armes, la situation aurait été très, très différente."

Cette saillie médiatique fait écho à des propos similaires publiés à la suite des attentats perpétrés dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo, en janvier 2015. "N'est-il pas intéressant que la tragédie de paris ait eu lieu dans l'un des pays les plus répressifs au monde en matière de contrôle des armes?", écrivait alors le milliardaire controversé dans un tweet.

Paris, une no-go zone pour Trump

Peu discret lorsqu'il s'agit de viser la communauté musulmane, Donald Trump s'est attaqué aux supposés quartiers radicalisés de la capitale. Alors qu'il venait, quelques jours plus tôt, de déclarer que les Musulmans devraient être interdits du territoire américain, il a critiqué au micro de la chaîne de télévision MSNBC ces zones où même la police refuse d'aller, à la manière des no-go zones farfelues de la chaîne d'info Fox News.

"Paris n'est plus la ville sûre qu'elle était. Il y a des quartiers dans Paris qui sont radicalisés, où la police refuse d'aller. Ils sont terrifiés", a lancé Donald Trump, sans préciser de quels quartiers de la capitale il s'agit. Et d'ajouter: "Il y a des quartiers à Londres et ailleurs qui sont si radicalisés que les policiers y craignent pour leurs propres vies."

La capitale française relocalisée en Allemagne

Si le fraîchement élu président américain torpille autant la ville lumière, il est fort à parier qu'il ne sache pas la placer sur une carte. On ne doutait pas de ses lacunes en géographie - il avait indiqué lors d'un meeting que la Belgique était une belle "ville" (sic) - mais ce tweet vient à nouveau mettre en lumière sa méconnaissance de l'hexagone. Après l'attaque du commissariat à Barbès par un homme armé, en janvier dernier, le candidat républicain avait publié un tweet indiquant: "Un homme abattu dans un commissariat de Paris. Annoncé à l'instant que la menace terroriste est à son plus haut niveau. L'Allemagne est un bazar de criminalité. Soyez intelligent!"
Mathilde Joris