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Damas accepte de placer son arsenal chimique sous contrôle

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Les autorités syriennes ont accepté de placer leur arsenal chimique sous contrôle international, conformément à la proposition de Vladimir Poutine.

Vers une sortie de crise en Syrie ? Damas a en tout cas accepté de placer son arsenal chimique sous contrôle international, conformément à la proposition russe qui pourrait permettre d'éviter des frappes occidentales.

« Nous avons eu hier un cycle de discussions très fructueux avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui a proposé une initiative relative aux armes chimiques. Et, dans la soirée, nous nous sommes entendus sur l'initiative russe », a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al Moualem au président de la Douma. Damas a donné son aval parce que cela « rend caduque toute justification à une agression américaine », a-t-il ajouté.

La France avait annoncé mardi son intention de déposer un projet de résolution sur le contrôle des armes chimiques au Conseil de sécurité de l’ONU. Un projet jugé « inacceptable » par la Russie dans la mesure où il impute l'attaque chimique du 21 août au régime de Damas.

Toutes les options sont « ouvertes »

La priorité des Etats-Unis au sujet de la Syrie est désormais la diplomatie et non plus la préparation d'une action militaire, a déclaré mardi le secrétaire général de la Maison blanche à des parlementaires démocrates, selon l'un d'eux. « Nous attendons cette proposition. Mais nous n'attendrons pas longtemps », a dit le secrétaire d'Etat américain devant la commission des Forces armées de la Chambre des représentants.

François Hollande et Barack Obama ont eu mardi après-midi un entretien téléphonique au cours duquel ils ont convenu de travailler « étroitement » sur la proposition russe de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international. Les deux chefs de l’Etat veulent néanmoins « maintenir ouvertes toutes les options ». La France

Barack Obama va s'employer à convaincre ce mardi soir les élus du Congrès et le peuple américain de la nécessité de maintenir la pression sur la Syrie. Au Capitole, on réclame désormais une pause afin que l'administration puisse étudier dans le détail l'offre russe.

La rédaction avec Reuters