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Catalogne: Madrid juge "inadmissible" une déclaration implicite d'indépendance

Mariano Rajoy

Mariano Rajoy - JOSEP LAGO / AFP

Alors que Carles Puigdemont a prononcé ce mardi un discours s'orientant vers l'indépendance de la Catalogne tout en suspendant sa déclaration formelle, le gouvernement espagnole a très vite réagi pour faire part de sa colère.

Ce mardi, après la déclaration du président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, allant dans le sens d'une "République indépendante de Catalogne", tout en suspendant la déclaration, le gouvernement espagnol a jugé "inadmissible" cette position. 

Le gouvernement conservateur espagnol a ainsi estimé que la stratégie du président séparatiste catalan Carles Puigdemont, qui a selon lui déclaré implicitement l'indépendance, n'était "pas admissible", tout comme son offre postérieure de suspendre celle-ci, a déclaré un porte-parole.

Un Conseil des ministres extraordinaire 

Le président catalan Carles Puigdemont "ne sait pas où il est, ni où il va", a plus déclaré la numéro deux du gouvernement espagnol, après que celui-ci a signé une déclaration d'indépendance tout en suspendant ses effets.

"C"est le discours d'un quelqu'un qui ne sait pas où il est, ni où il va, ni où il veut aller", a déclaré à la presse Soraya Saenz de Santamaria en annonçant un conseil des ministres extraordinaire mercredi à 09H00 locales pour décider de la réponse au défi des indépendantistes catalans.

Elle a souligné que le référendum du 1er octobre sur lequel s'appuie le gouvernement séparatiste pour déclarer l'indépendance était "un acte illégal, entaché de fraude et sans les moindres garanties" de démocratie. La justice espagnole avait interdit ce référendum considéré comme anti-constitutionnel par la majorité des partis d'Espagne. Et Soraya Saenz de Santamaria a rejeté les appels du président catalan à une médiation avec Madrid. "Ni M. Puigdemont, ni personne ne peut prétendre imposer une médiation sans être revenu à la légalité et la démocratie", a-t-elle dit. "Le dialogue entre démocrates se fait dans le respect de la loi".

R.V. avec AFP