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Bruxelles a échappé à un attentat la nuit du Nouvel An

L'armée belge en patrouille dans les rues de Bruxelles, le 23 novembre 2015

L'armée belge en patrouille dans les rues de Bruxelles, le 23 novembre 2015 - Emmanuel Dunand-AFP

La capitale belge a failli être attaquée pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, ainsi que le laisse penser la lettre d'adieu d'un suspect arrêté quelques jours avant le Nouvel An. L'homme y revendique une attaque terroriste au cours de laquelle il prévoyait d'abattre des militaires.

Le pire a été évité de peu. La capitale belge a échappé à un attentat la nuit du Nouvel An. C'est une lettre d'adieu retrouvée chez Mohamed Karay, l'un des deux suspects arrêtés la semaine dernière à Bruxelles avant le réveillon, qui l'atteste. Dans ce courrier, le suspect revendiquerait une attaque qu'il aurait dû déclencher pendant la nuit de la Saint-Sylvestre.

Son projet était d'abattre des militaires sur la Grande-Place de Bruxelles, puis de se rendre au commissariat central situé à proximité pour tuer autant de policiers que possible, révèle la presse belge. Des tenues militaires ont également été retrouvées lors des perquisitions.

Des liens avec un groupuscule islamiste

Le parquet fédéral avait confirmé l'existence d'indices sérieux de projets d'attentats durant les fêtes de fin d'année à plusieurs endroits symboliques de la capitale belge. Toutes les festivités pour la nuit de la Saint-Sylvestre avaient même été annulées à Bruxelles par le maire. Face à la menace d'attentats, "il vaut mieux ne pas prendre le risque", expliquait-il alors.

Quelques jours avant le réveillon, deux personnes soupçonnées de préparer des attentats avaient été arrêtées à Anderlecht. Mohamed Karay, âgé de 27 ans, et Saïd Saouti, 30 ans, tous deux membres du club de motards "Kamikaze Riders", connu pour ces acrobaties motocyclistes. Mais aussi et surtout pour les liens de plusieurs de ses membres avec le groupuscule islamiste Sharia4Belgium. D'après La Libre Belgique, Saïd Saouti avait le profil d'un radical.

Les suspects nient tout projet terroriste

Les deux suspects ont nié tout projet d'attaque terroriste. Une source proche de la famille de Mohamed Karay, citée par Le Soir, soutient par ailleurs que la lettre n'a rien à voir avec des projets d'attentats. "Mohammed a écrit cette lettre à la suite du décès de son père, qui a eu lieu il y a longtemps, et sa famille était au courant de son existence. La lettre était destinée à sa famille, au cas où il décéderait au cours d'acrobaties de moto. Il y demande notamment d'être rapatrié au Maroc afin d’être ainsi réuni avec son père."

La Belgique et notamment Bruxelles, qui abrite les institutions européennes et l'Otan, est placée depuis fin novembre au "niveau 3 d'alerte terroriste", soit un cran en-dessous du niveau maximal, ce qui signifie une "menace possible et vraisemblable". La capitale belge a vécu pendant six jours au niveau 4, à la suite des attaques du 13 novembre à Paris.

Céline Hussonnois Alaya