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Séisme en Indonésie : y-a-t-il eu des failles dans le système d’alerte au tsunami ?

La polémique enfle en Indonésie après le tsunami qui a dévasté l'île des Célèbes vendredi. L'alerte au tsunami avait en effet été levée avant l'arrivée de la vague qui a fait pour l'instant 384 morts.

Vendredi à 18 heures la ville indonésienne de Palu a été touchée par un puissant tsunami. Trois heures plus tôt, un séisme avait déclenché l’alerte tsunami, levée 50 minutes plus tard, bien avant l’arrivée de la vague qui a ravagé la ville. Alors que les hôpitaux font face à l’afflux de blessés, la polémique enfle en Indonésie où ce système d’alerte est mis en cause.

"Cette région est classiquement affecté par des gros séismes en subduction, quand une plaque passe sous l’autre. On sait qu’ils génèrent des tsunamis. Or le séisme qui a eu lieu vendredi est un peu différent. Deux plaques ont coulissé l’une contre l’autre. Ce sont des séismes qui ne génèrent habituellement pas de tsunamis. Cela a pu induire en erreur l’analyse de signaux", assure à BFMTV Yann Klinger, sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris.

384 morts

Selon les autorités indonésiennes, des premières vagues ont bien touchées les cotes avant la levée de l’alerte. Pour elles, l’alerte était passée. Autre explication possible, la situation géographique de Palu. La ville se trouve au fond d’une baie dont la forme en entonnoir pourrait avoir augmenter la hauteur de l’onde. Alors qu’une première estimation faisait état de vagues d’1m50, celle qui a touché Palu serait deux fois plus haute.

Les autorités indonésiennes ont recensé 384 victimes et plus de 500 blessés pour l’instant: "Nous pensons que des dizaines ou centaines de victimes n’ont pas encore été dégagées des décombres", a assuré un porte-parole des autorités locales. Le Quai d’Orsay a de son côté annoncé qu’aucune victime française n’avait été signalée à ce stade.

Céline Mancel, Guillaume Dussourt