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L'ONU "exhorte" la Russie à mettre fin à son "occupation temporaire" de la Crimée

Les Nations unies (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Les Nations unies (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Angela Weiss - AFP

Si cette résolution n'a pas de valeur contraignante, elle revêt un caractère politique important, ayant été portée et adoptée par 63 pays dont la France et les États-Unis.

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté ce lundi une résolution réclamant à la Russie de mettre au plus vite un terme à son "occupation temporaire" de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en 2014 par Moscou.

La résolution, portant sur la militarisation de la Crimée, de Sébastopol et de parties de la mer Noire et de la mer d'Azov, a été adoptée par 63 pays, tandis que 17 ont voté contre et 62 se sont abstenus.

Ce texte n'a pas de valeur contraignante mais a une portée politique. Il avait été proposé au vote par près de 40 pays, dont des Européens (Royaume-Uni, France, Allemagne, pays baltes, etc), les États-Unis, l'Australie, le Canada et la Turquie.

La résolution "exhorte la Russie, comme puissance occupante, à retirer immédiatement, complètement et sans conditions ses forces militaires de Crimée et de mettre fin sans retard à son occupation temporaire du territoire de l'Ukraine".

13.000 morts depuis 2014

Face à la "déstabilisation continue de la Crimée en raison des transferts par la Russie de systèmes d'armes avancés, notamment d'aéronefs et de missiles à capacité nucléaire, d'armes, de munitions et de personnel militaire vers le territoire de l'Ukraine", le texte exhorte aussi Moscou "à mettre fin à ces activités sans retard".

Le conflit entre les combattants soutenus par la Russie et les troupes ukrainiennes a fait plus de 13.000 morts depuis 2014, quand la Russie a annexé la Crimée et que des forces pro-russes dans l'est de l'Ukraine se sont rebellées contre Kiev.

Au Conseil de sécurité de l'ONU, la tension entre la Russie et les Occidentaux autour de ce conflit reste vive, comme en témoigne une réunion informelle de l'instance organisée la semaine dernière par Moscou et portant sur les accords de Minsk de 2015 entre l'Ukraine et la Russie, et parrainés par l'Allemagne et la France.

A la fureur de la Russie, Berlin et Paris ont boycotté cette session, qualifiée par les capitales européennes de tribune internationale offerte aux séparatistes du Donbass, dont plusieurs avaient été invités à s'exprimer par Moscou.

Jé. M. avec AFP