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Radioactivité très faible sur les Français rentrant du Japon

Français à l'aéroport international de Narita, près de Tokyo, en attendant d'enregistrer sur un vol charter. Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les doses de radioactivité mesurées sur les passagers français rentrant du Japo

Français à l'aéroport international de Narita, près de Tokyo, en attendant d'enregistrer sur un vol charter. Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les doses de radioactivité mesurées sur les passagers français rentrant du Japo - -

Les doses de radioactivité mesurées sur les passagers français rentrant du Japon sont extrêmement faibles et sans conséquence sur leur santé, a dit lundi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

L'établissement public d'expertise et de recherche a jusqu'à présent examiné une trentaine de passagers au moyen d'appareils détectant des seuils de radioactivité, a dit Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l'homme à l'IRSN.

"Nous confirmons qu'il y a des marquages environnementaux d'iode et, pour une personne située très très près de la zone d'évacuation, un léger marquage au césium", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Les doses sont extrêmement faibles (...), en tant que spécialiste, je peux vous dire qu'on ne s'attend pas à des conséquences sanitaires sur les personnes qui ont été mesurées".

Le rejet d'iode dans l'atmosphère constitue le risque sanitaire le plus important pour la population en cas d'accident nucléaire.

Respiré ou avalé, ce dernier se fixe sur la glande thyroïde et peut entraîner l'apparition de cancer.

Si la période radioactive de l'iode est de huit jours, le césium a une durée de vie de plus de trente ans.

Concernant l'arrivée du nuage radioactif en France métropolitaine dans les prochains jours, Patrick Gourmelon a estimé qu'il n'y aurait aucun impact sanitaire.

"Il n'y a pas de précaution particulière à prendre (...), les enfants peuvent sortir, c'est inutile de se précipiter dans les pharmacies pour demander des comprimés d'iode, on peut consommer l'eau", a-t-il dit.

REUTERS