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Asie

Philippines: l'aide s'accélère avec l'arrivée des Américains

Un soldat de la marine américaine le 14 novembre 2013 au dessus des Philippines.

Un soldat de la marine américaine le 14 novembre 2013 au dessus des Philippines. - -

La confusion règne sur le bilan: au moins 4.460 morts selon l'ONU, 3.621 morts selon le bilan officiel.

Les opérations de secours aux sinistrés désespérés de Haiyan se sont accélérés ce vendredi avec l'arrivée d'importants moyens de l'armée américaine, une semaine après le passage du typhon. La confusion régnait sur le bilan: au moins 4.460 morts selon l'ONU mais 3.621
morts selon le bilan officiel.

"Au 13 novembre, le gouvernement a rapporté que 4.460 personnes sont mortes", a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies. La porte-parole locale, Orla Fagan, a précisé que l'ONU avait reçu ce chiffre du Conseil national pour la réduction et la gestion des catastrophes naturelles.

Mais le porte-parole de cet organisme, Reynaldo Balido, a insisté sur le fait que le bilan officiel était toujours de 3.621 morts.

Un enfer logistique

Le porte-avions George Washington, avec ses 5.000 marins, et sept autres navires américains, se sont positionnés au large des îles les plus touchées.

La flottille américaine, qui dispose notamment de 21 hélicoptères, a apporté des équipements médicaux, du ravitaillement et une expertise attendus avec impatience par les survivants affamés.

Alors que des humanitaires ont décrit leur travail comme un enfer logistique, sans transport ou électricité, ces opérations devraient permettre d'accélérer l'arrivée de l'aide que l'ONU a reconnue trop lente.

Deux semaines "pour que tout soit opérationnel"

Une situation saluée par la Croix-Rouge internationale. L'intervention américaine "va probablement stabiliser la situation", a commenté vendredi son porte-parole régional Patrick Fuller, soulignant cependant qu'une bonne coopération entre les humanitaires et l'armée était "cruciale".

Il a également noté que dans ce genre de désastre, "cela prend au moins deux semaines pour que tout soit opérationnel".

Le maire de Tacloban, Alfred Romualdez, s'est dit "très reconnaissant" de l'intervention américaine. Mais dans les rues de sa ville, la situation restait lugubre. De nombreux habitants faisaient la queue devant la mairie pour charger leurs téléphones ou passer des appels gratuits, afin de joindre enfin leur proches résidant dans d'autres îles de l'archipel. "Où sont les Américains?", a demandé Alita Nabelga, 81 ans, en regardant un avion passer au dessus de la ville. "Est-ce qu'ils nous apportent du riz?".

A.D. avec AFP