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Pakistan : 25 morts dont 14 étudiantes dans un double attentat

Les autorités sur les lieux de l'attentat visant un bus qui transportait majoritairement des étudiantes pakistanaises.

Les autorités sur les lieux de l'attentat visant un bus qui transportait majoritairement des étudiantes pakistanaises. - -

Quatorze étudiantes ont été tuées et une vingtaine blessées dans un premier attentat perpétré contre l'autocar.

Au moins vingt-cinq personnes ont été tuées et une quarantaine blessées samedi dans deux attentats à la bombe suivis de combats à Quetta, une région du sud-ouest du Pakistan régulièrement ensanglantée par les violences politiques et confessionnelles, selon les autorités locales.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "condamné fermement" dans la soirée ces attentats en déplorant "leur caractère particulièrement odieux". Il a "noté avec consternation que la violence contre les femmes et les éducateurs a augmenté ces dernières années, l'objectif étant de priver les filles du droit fondamental à l'éducation".

Des étudiantes visées

L'autocar visé par la première bombe transportait des étudiantes de l'université Sardar Bahadur Khan, la seule de la ville qui accueille exclusivement des femmes. Un établissement situé proche de quartiers chiites et qui accueille nombre d'enfants de cette minorité qui représente 20% de la population au Pakistan, pays majoritairement musulman sunnite de 180 millions d'habitants.

Quatorze étudiantes ont été tuées et une vingtaine blessées dans un premier attentat perpétré contre l'autocar qui les transportait, a annoncé le ministre pakistanais de l'Intérieur Chaudhry Nisar. 

La bombe, cachée sous le car, a explosé au moment où il quittait l'université, a expliqué Zubair Mahmood, le chef de la police de Quetta: "Les personnes tuées sont toutes des étudiantes", a précisé l'officier. 

Deuxième explosion à l'hôpital contre les survivants

La deuxième bombe a explosé 90 minutes plus tard au service des urgences du Bolan Medical Complex, le principal hôpital de Quetta, au moment où arrivaient à la fois les victimes du premier attentat et leurs parents et amis, a annoncé la police.

L'hôpital a été au même moment pris d'assaut par un groupe d'au moins cinq hommes armés qui ont ouvert le feu sur les nombreux responsables policiers et de l'administration locale qui avaient afflué sur place après le premier attentat. La panique s'est emparée de la foule, et au moins un responsable local a été tué et un deuxième blessé dans la fusillade, d'après la télévision publique.

Les combats se sont achevés au bout de deux à trois heures avec la mort de quatre assaillants et l'arrestation du cinquième, ont annoncé les autorités de la province.

sipa