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Fukushima: un robot inspecte l'enceinte d'un réacteur saccagé

Des policiers cherchent des personnes disparues sur la zone de Fukushima en mars 2017, 6 ans après la catastrophe (image d'illustration)

Des policiers cherchent des personnes disparues sur la zone de Fukushima en mars 2017, 6 ans après la catastrophe (image d'illustration) - KAZUHIRO NOGI / AFP

Après une première inspection mercredi, le petit robot conçu par Toshiba pour aller explorer l'intérieur du réacteur, s'apprête à repartir en mission d'observation.

Un robot a été dépêché cette semaine dans l'enceinte de confinement du réacteur 3 de la centrale saccagée de Fukushima (nord-est du Japon), mais le premier examen n'a pas permis d'apercevoir le combustible fondu, selon l'exploitant.

L'engin télécommandé, de 30 centimètres de long et 13 de large, étanche et muni d'une caméra, a été conçu spécialement par le groupe Toshiba et l'Irid, une structure spéciale de recherche et développement de technologies spécifiques pour les interventions nécessaires à Fukushima Daiichi, site nucléaire mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011.

"Observé la situation de l'intérieur"

"Le but de l'inspection initiale était de faire entrer le robot dans l'enceinte de confinement, et nous avons surtout observé la situation de l'intérieur", sans toutefois voir les restes de combustible, a expliqué un responsable de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), lors d'un point presse.

La première inspection a été réalisée mercredi et d'autres examens devaient avoir lieu vendredi, Tepco devant donner des précisions sur les plus récents résultats dans la soirée.

La compagnie craignait que le robot ne puisse pas avancer autant que souhaité compte tenu des dégâts internes, mais l'opération a pu être menée "en grande partie comme prévu".

Un état des lieux indispensable

Comparativement aux réacteurs 1 et 2, le réacteur 3 est celui dont le combustible fondu est probablement le plus tombé dans l'enceinte de confinement, estime Tepco, sans savoir exactement où il se trouve.

Il est indispensable de faire un état des lieux précis de chaque réacteur pour parvenir un jour à réaliser la tâche considérée, et de loin, comme la plus ardue : la récupération du combustible fondu des unités 1 à 3.

L'assainissement de la centrale Fukushima Daiichi doit prendre au moins quatre décennies.

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Fukushima

C.Br. avec AFP