BFMTV

Coronavirus: le nombre de contaminés sur le paquebot au Japon monte à 64

Le Diamond Princess a accosté jeudi à Yokohama, en banlieue de Tokyo, pour se ravitailler en vue d'une quarantaine qui pourrait durer jusqu'au 19 février. Hormis les 64 cas de coronavirus du Diamond Princess, le Japon en a enregistré 25 sur son territoire.

Le nombre de personnes contaminées par le nouveau coronavirus sur le paquebot Diamond Princess, en quarantaine au Japon, a atteint ce samedi 64, avec trois nouveaux cas, a annoncé le gouvernement.

Le navire de croisière, arrivé lundi au port de Yokohama, au sud-ouest de Tokyo, transporte quelque 3700 passagers et membres d'équipage, dont environ 280 ont été jusqu'à présent soumis à des tests. Les trois nouveaux patients dont la contamination a été confirmée samedi ont été hospitalisées, a précisé le ministère de la Santé, sans plus de détails. La veille, un pic de 41 nouveaux cas avait été détecté.

Les tests avaient été initialement limités aux personnes présentant des symptômes ou étant entrées en contact avec un passager débarqué précédemment à Hong Kong et qui s'était révélé porteur du virus. Ils ont par la suite été étendus aux sujets vulnérables à bord, telles que les personnes âgées, ainsi qu'aux personnes ayant été en contact avec les nouveaux cas de contamination.

Des passagers confinés dans des cabines sans fenêtre

Le Diamond Princess a accosté jeudi à Yokohama, en banlieue de Tokyo, pour se ravitailler en vue d'une quarantaine qui pourrait durer jusqu'au 19 février. Hormis les 64 cas de coronavirus du Diamond Princess, le Japon en a enregistré 25 sur son territoire.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a demandé vendredi au Japon de prendre toutes les mesures nécessaires pour les passagers du Diamond Princess confinés à bord, y compris des mesures de soutien psychologique.

"Il y a beaucoup de choses à faire pour soutenir ces patients. Pas seulement du point de vue de leur santé physique, mais aussi pour leur santé mentale", a déclaré aux journalistes un haut responsable de l'OMS à Genève, Michael Ryan. "Se retrouver dans cette situation est vraiment, vraiment effrayant".

Certains passagers se retrouvent ainsi confinés la plupart de la journée dans une cabine sans fenêtre, avec de rares autorisation de promenade.

C.Bo. avec AFP